vendredi 3 juin 2011

Interview avec Patrick "TAD" Foulhoux

Interview avec Patrick "TAD" Foulhoux
 Patrick Foulhoux fait partie de ces incontournables lorsque vous lisez un fanzine ou une revue rock en France. Sa plume a traîné dans tout canard qui se respecte. Activiste aussi au sein du label Spliff dans les années 90, il est revenu récemment dans la place avec son nouveau label Pyromane Records (Tockyo Sex Destruction, Stetson!...) et vient de sortir un abécédaire rock génialement intitulé Le fond de l'air effraie. Court mais riche entretien par mail avec le clermontois.




D'où te vient ce surnom de TAD ? Du groupe ?  
Ce surnom m’a été donné par Pascal “Buck” Roussel, le chanteur des Real Cool Killers il y a une vingtaine d’années. J’aime plus trop entendre ce nom, ça me fait chier pour deux raisons, d’abord parce que pour moi, c’est attaché à Buck justement et ensuite, parce que j’ai un vrai nom et les surnoms m’emmerdent. C’est aussi pour ces mêmes raisons que je continue à appeler Buck, “Buck”. Pour l’emmerder. Il n’avait qu’à pas nous lâcher cette grande saucisse. Buck m’a baptisé Tad parce qu’avec mon groupe de l’époque dans lequel je chantais et je jouais de la guitare, j’avais fait la une du quotidien régional avec une grande photo de ma gueule à l’occasion de la fête de la musique, ce que les Real Cool Killers déjà un peu connus à l’époque n’avaient pas encore réussi à faire. Buck était jaloux. Il disait en rigolant et pour m’astiquer : “C’est pas normal qu’on mette des gros à la une !” et je lui répondais : “Regarde Tad, il fait bien la une des magazines !”. Le groupe de Tad Doyle était très en vue à l’époque. Et hop, ce grand serin m’a surnommé le Tad clermontois et il a répandu ça partout. Ça, pour les cancans, c’était pas le dernier ! C’était notre Joey Ramone à nous ce bestiau, il me manque. Ça fait déjà quatorze ans qu’il a disparu… J’avais monté un groupe mixte qui s’appelait Sorry Wrong Number, ce couillon n’a rien trouvé de mieux que nous surnommer les Souris rondes d’Ambert, vois le boulot un peu. 
 
Tu as monté Spliff Records en 86, qui a sorti les albums des Real Cool Killers, Sixpack ou Sleazy Arse, comment l'aventure s'est-elle finie ? 
Je n’ai pas monté Spliff, j’ai été enrôlé par Buck et Gilbert en 89 / 90, je ne me souviens plus trop. Buck est mort en 97, on a continué le label avec Philippe Feydri, alors bassiste des Real Cool Killers. On a fait deux ou trois disques de plus : Sixpack, Sleazy Arse et Plainraw me semble-t-il après la disparition de Buck. Mais sans Buck, il manquait l’âme du label Spliff Records. On a donc délibérément précipité la fin en organisant un mini-festival pour bouffer la grenouille et les quelques sous qu’il restait sur le compte. On a quand même fait jouer : Jets To Brazil, Euphone, Sleazy Arse, NRA, Bluetip, Aina, Plainraw et je sais plus quoi, ça fait rêver aujourd’hui une affiche pareille en France ! Spliff Records a cessé ses activités en 99 je crois. Par contre, la boutique Spliff est toujours là, elle fête ses trente ans cette année. 


 
Tu as monté récemment un nouveau label Pyromane Records, joli nom, joli logo et tu sembles te fixer une ligne directrice axée autour du rock (Elektocution, Stetson!, Tockyo Sex Destruction...) 
Merci. On a monté ça à deux. C’était notre objectif de départ, faire du rock qui avoine. Mais économiquement, ce n’est pas viable. On a donc tenté d’autres pistes avec de l’électro pop et un excellent groupe d’Angoulême, Hello Bye Bye. Mais c’est une catastrophe, plus rien ne fonctionne. La réalité économique est là ; où on vendait 800 disques il y a un an, on en vend 150 aujourd’hui. Alors qu’on en aurait vendu 2000 il y a trois ans. L’industrie du disque est morte, c’est un fait avéré. Seuls les groupes qui jouent arrivent encore à vendre un peu. Seulement aujourd’hui, il n’y a plus que des salles institutionnelles qui voient leurs financements publics réduire comme peau de chagrin vu les restrictions budgétaires de l’état et donc, qui bétonnent leur programmation d’artistes convenus sans prise de risque. Du coup, les “petits” groupes dits “en développement” n’ont plus accès à ces salles. Faire 15 concerts par an pour un groupe aujourd’hui relève de l’exploit. Quand il n’y a plus de concert, il n’y a plus de vente de disques. Selon moi, pour jouer, on va voir se développer un nouveau réseau alternatif, comme durant les années 80. A Clermont, nous avons le Raymond Bar et l’Hôtel des Vils dans ce circuit, ce sont eux qui vont palier au manque “à jouer”. Et là, pas question de courir après les cachets pour l’intermittence, du coup, on va voir les “artistes” qui en ont vraiment dans le ventre, il va y avoir une sélection naturelle qui va s’opérer, seuls les plus sincères continueront ! Ou alors, on va signer que des groupes punks prêts à jouer n’importe où pour des cacahuètes, s’ils alignent 150 concerts par an et qu’ils vendent 5 disques / concert, ça fera la maille. On abandonnera l’édition musicale et les plans promo gigantesques ! 
 
Pourquoi avoir monté Pyromane et ne pas avoir relancé Spliff ? 
 Spliff sans Buck, impossible. Dans l’esprit, Pyromane est dans la continuité de Spliff Records. C’est sur un plan structurel que ce n’est pas pareil. Spliff était une association loi 1901, alors que Pyromane est une société coopérative. On n’a pas les mêmes contraintes. 
 
Tu as fait partie de nombreux fanzines et magazines à vrai dire tu as du toucher ou plutôt poser tes mots dans tous les canards rock du pays. Que penses tu de la presse musicale actuelle ? Du fanzinat ? 
J’ai participé à beaucoup de publications en effet, en France et un peu à l’étranger. Ma dernière carte de presse date de 2009. Depuis, j’ai arrêté, je continue d’écrire un peu pour un fanzine toulousain, Dig It, je fais un peu de télé locale et je devrais reprendre du service avec Rock Sound. Je planche actuellement sur une émission télé pour la saison prochaine. Ce que je pense de la presse, c’est pas très reluisant. A partir de l’an 2000 en gros, la presse manquant de lecteurs a maintenu son activité en s’appuyant sur les annonceurs, les majors labels qui prenaient des pleines pages de pub contre rédactionnel et donc, qui ont mis la grappe sur les sommaires des magazines. Les années 2000 auront été catastrophiques pour la presse en général. Du coup, comme les annonceurs allongeaient des budgets, on a vu fleurir des dizaines de nouveaux titres qui se reposaient uniquement sur les annonceurs qui voulaient encadrer les médias pour les avoir à leur pogne. Vu que plus personne n’a d’argent, on a vu disparaître énormément de titres en kiosque depuis. Ne reste que les plus “professionnels” soutenus par des éditeurs aux reins solides, encore que cette notion de solidité économique est mise à mal dans toutes les disciplines de la presse, qu’elle soit politique, sportive ou culturelle. Regarde la presse politique, laquelle tient ? La presse d’opinion qui n’a pas fait allégeance au pouvoir genre Le Canard Enchainé ou Marianne. Tu verras qu’après l’éviction de Sarkozy en 2012, Le Figaro va prendre le contrecoup de plein fouet. On se moquait de la Pravda sous Brejnev dans les les années 70. C’est pire aujourd’hui en France avec Le Figaro, TF1… Je te rassure, la presse de gauche bobo parisienne n’est pas mieux lotie. Le Nouvel Obs, Libé ou Le Monde ont bien participé à l’élection de Sarko en 2007 à leur façon, normal qu’aujourd’hui, ils souffrent aussi. On ne se moque pas impunément des lecteurs. Pour en revenir à la presse musicale, elle s’est laissée abuser sans moufter, normal qu’aujourd’hui, un titre peine à écouler 15 000 exemplaires pour les meilleurs vendeurs. Voilà pourquoi Les Inrocks ont changé leur fusil d’épaule en devenant programme télé hebdo et en traitant de sujet bobos qui ne concernent que Le Marais à Paris ! Vu le retrait des annonceurs, il y a de la place pour une presse qui va reprendre en main sa ligne éditoriale. A la manière des Anglo-saxons qui n’ont pas peur de casser un disque en face d’une pleine page de pub de ce même disque. Du coup, on va revenir à des sommaires de qualité… j’espère. New Noise est un peu l’exception, il passe à travers les gouttes mais son mode de fonctionnement s’apparente plus au fanzine qu’au magazine malgré une diffusion en kiosque. A partir de 2000, avec la profusion de magazines, on a vu plein de fanzineux passer directement à l’étape suivante de façon hasardeuse. Le fanzinat a perdu en nombre et en qualité à ce moment-là. Puis, avec l’avènement des webzines, on a vu apparaître d’excellents titres sur la toile tenus par des gens parfois issus d’écoles de journalisme doublés de passionnés de musique. On est de nouveau dans une phase ascendante pour la presse dite “alternative”, la seule qui vaille finalement. J’ai toujours idée d’un vrai magazine de fous furieux, ça trotte dans ma tête justement là… 


 
Le fond de l'air effraie est sorti il y a peu, raconte moi d'où t'es venue l'idée d'un abécédaire rock ? 
Au départ, c’est une commande du fanzine Caf Zic de Mont de Marsan. Un abécédaire comme ils en publient régulièrement dans leurs pages. Comme on voulait diversifier l’activité de Pyromane vu l’effondrement des ventes de disques, on s’est dit : “Publions ce petit essai pour amorcer la pompe” puisqu’il était dans notre intention d’éditer des livres, plus tard, pas encore. C’est l’occasion qui a fait le larron.

Joues tu dans un groupe ou as tu joué dans un groupe ? 
J’ai joué dans plusieurs groupes mais j’ai dû me rendre à l’évidence, je laisse faire ceux qui savent faire. Ce serait bien qu’une grande partie de ceux qui polluent nos antennes aient la même réflexion ! Parce que putain, ce qu’il y a comme déchet la vache ! On entend ces temps-ci des extraits du tribute à Alain Bashung qui vient de sortir et qui sont régulièrement diffusés sur les ondes. Mais bordel, ils sont tous aphones ! Asthmatiques ! Niveau voix, je suis encore capable d’enfoncer 95 % de la production actuelle après un peu de rééducation vocale. 

Je ne connais pas vraiment Clermont, comment est la scène ? 
Elle est comme partout ailleurs, ni plus ni moins passionnante. On a énormément de groupes parce qu’il y a une vraie volonté politique au niveau régional et local, ça permet aux gens de s’exprimer. Mais après, pour beaucoup, c’est “bonjour c’est moi le groupe, je veux une salle super équipée pour une résidence de trois jours, des locaux de répétition parfaitement équipés, un tour bus pour tourner, le studio et le producteur qui va bien pour mon premier album. Dès que j’ai ça, j’apprends à jouer de la guitare !” J’exagère à peine. La difficulté de jouer, les labels qui ne signent plus, ça va permettre d’écumer. Comme je te disais tout à l’heure, on va vite voir les gens sincères.

lundi 16 mai 2011

Atlas Losing Grip – state of unrest



Atlas Losing Grip – state of unrest
Black Star Foundation
6.5/10
Pour appréhender Atlas Losing Grip il faut rapidement regarder en arrière sur le parcours de leur frontman : Rodrigo Alfaro. Rodrigo est l'ancien leader d'Enemy Alliance, d'Intensity et des Satanic Surfers, c'est surtout dans ce dernier groupe que l'on garde le meilleur souvenir de lui. Batteur (2ers EPs), puis batteur-chanteur il a su imposer aux Satanic une section rythmique extraordinaire qui a fait la renommée du groupe notamment sur les 3 premiers (excellents) albums, le groupe s'est ensuite peu à peu assagi Rodrigo se concentrant sur le chant puis à la fin retournant uniquement aux fûts pour laisser le micro au chanteur d'Adhesive. Retour au premier rang avec ALG où il chante et il est clair que poser un avis sur le groupe sans le comparer aux Satanic est compliqué. « Logic » et « bitter blood »commencent plutôt bien l'album et rappellent l'époque de Fragments and fractions, c'est certes rythmé et énergique mais il manque une forte touche d'originalité, pire au bout de quelques titres l'oreille n'accroche plus vraiment et les chansons tournent en fond sonore. « differents hearts differents minds » tente bien de réagir mais c'est de courte durée. Force est de constater qu'Atlas Losing Grip ne se démarque pas de tout ce qui a pu être produit et l'intérêt premier reste vraiment la voix de Rodrigo et les souvenirs qui vont avec.

mercredi 11 mai 2011

Memories Of A Dead Man – Maze



Memories Of A Dead Man – Maze
Anticraft ; m&music ; believe ; code 7
8.5/10
Memories of a Dead Man n'est pas un nom inconnu pour tous les lecteurs des Rêveries (interview n°19) et ceux qui ont pu écouter les compiles (#2 : summer 007, #4 : battle of the trappists). Gros son, mélodies affûtées, chant grave et lourd, tel était le groupe avant un changement de line up majeur : Pierre le chanteur et Will un de deux guitaristes sont partis laissant pour le moment le groupe en trio. Loin de jeter l'éponge le groupe a su rebondir et sortir ce EP concept. On parle de concept car le groupe a fait appel à différents chanteurs. D'un point de vue purement musical les parisiens restent dans le même registre à savoir un mélange d'émocore façon Underoath et de métal ambiant façon Cult Of Luna. 5 morceaux et 4 chanteurs différents. Mention spéciale au tout premier morceau « Spoken Yet Never Heard » qui permet une parfaite continuité avec le précédent album Beyond The Legend, la voix du chanteur de Rosetta se rapprochant de celle de Pierre, le groupe derrière arrive parfaitement à mixer mélodies et puissance. J'aime particulièrement le 3ème titre « the other way around » chanté par Yann de Klone qui vient apporter son style plus pop mais terriblement efficace, son timbre m'a surpris et me rappelle un chanteur masqué d'un groupe de pseudo trash métal, cette chanson me donne vraiment envie de découvrir Klone. Ce morceau est aussi vraiment décalé par rapport à la puissance brute et sombre des autres. Le chanteur d'Aqme vient pousser aussi la chansonnette sur « commotion » très bon titre violent et rythmé qui fait preuve d'une interlude mélodique du plus bel effet, je ne me rappelais pas le chant sur Aqme aussi animal , il faut croire que MOADM l'a poussé à se lâcher. C'est donc seulement un EP mais il permet de prouver que le groupe est toujours aussi doué et surtout vivant. Le son n'a pas changé il est toujours aussi puissant et confirme ce que l'on savait dès le début : on a à faire à un futur poids lourd. Titre après titre, il nous le prouve.

vendredi 29 avril 2011

Subcity Stories – behind the memory tree



Subcity Stories – behind the memory tree
Not A Pub
6.5/10
En découvrant le split avec Pegazio, j'avais vraiment envie d'entendre les deux groupes sur un album complet. Chose à moitié faîte donc avec les Subcity Stories de Pau, cela donnera certainement des idées à leurs camarades. On lit un peu partout des références à At The Drive In pour le groupe mais je persisterai en disant que pour moi le chant et la tonalité de la voix me rappellent vraiment Chris Higdon le chanteur d'Elliott (« imaginary complex »). Les Pallois sont plus énervés que ces derniers et les titres montent souvent en intensité pour vraiment exploser comme sur « a new shape » qui me rappelle plus Sparta qu'ATDI. On sent quand même pas mal d'influences et je reparlerai aussi de Sunny Day Real Estate qui explorait aussi pas mal les mélodies à l'instar du trio français qui semble apprécier les longues lignes mélodiques comme sur « curtiss » par exemple ou sur begins like a crash » sans chant. 10 titres au final, le tout bien choyé dans un digipack à la pochette quelque peu mystérieuse, et sorti sur Not A Pub, leur propre label. C'est en tout cas un bon début et un groupe à suivre de près.
www.myspace.com/subcitystories

mercredi 27 avril 2011

The Elektrocution – Trouble magnet



The Elektrocution – Trouble magnet
Pyromane records
8.5/10
La chronique est très tardive par rapport à la sortie de l'album et surtout la réception de celui-ci. Désolé !
Cinquième production de chez Pyromane après les très bons Tockyo Sex Destruction et autres Stetson !, The Elektrocution que l'on avait découvert en 2006 grâce à Open Heart Surgery sur le label mythique français : Overcome Records revient pour notre plus grand plaisir. Le précédent était un album de rock'n'roll garage pur et dur et je dois avouer que je les croyais splittés depuis, donc grosse surprise en les voyant sur le nouveau label de Patrick Foulhoux (journaliste dans tous les magasines rock et ancien boss de Spliff records). Toujours rock'n'roll, les rouennais ont la flamme bien présente mais sur ce deuxième album ils font preuve de plus de finesse et de subtilité. Trouble Magnet et sa pochette qui me fait penser à un mélange d'Irréversible et Orange Mécanique regorge de petites pépites extraordinaires comme « everything I touch I break » ou « sweet caroline » qui pourraient figurer sur n'importe quel album de The (international) Noise Conspiracy. A noter au passage qu'il a été enregistré par leurs potes de Tahiti 80 et peut être cela vient-il de là mais la mélodie est l'élément en plus et qui fait vraiment la différence par rapport au tout premier. "Out of breath", "Biting the dust" et "Rise to the sun" explosent aussi la fin de l'écoute et toute cette homogénéité fait que cet album est vraiment très bon, reste maintenant à tourner aux quatre coins de la france et le diffuser massivement car il le mérite.

lundi 4 avril 2011

Madjive – ready-made rock


Madjive – ready-made rock
Maximise Records
7/10
Avec un nom rappelant le surprenant groupe suédois de fusion de la grande époque Burning heart, Madjive débarque de Besançon pour nous sortir un album de Rock'n'roll garage plutôt sympathique. Bon c'est clair que depuis quelques années les groupes jouant ce style se sont pas mal multipliés mais Madjive apporte un peu de groove et me fait penser notamment à The Elektrocution (surtout leur deuxième et dernier album en date). 12 titres pour ce premier essai qui commence avec « heal it » vif avec une voix bien lancée et un groove très présent. Mention spéciale à mon titre préféré « on every stage off » entraînant et bien écrit. Certains titres me glissent un peu dessus je pense à « hey point » trop dispersé ou « justin sermon » un peu flippant sur l'intro. La fin de l'album repart  grâce notamment à « you error ».
C'est un bon début pour ce jeune groupe qui semble être apparemment un side-project, je pense que ça doit valoir encore plus le coup sur scène où ce genre de musique est vraiment encore plus expressive.

Rival Schools -pedals


 
Rival Schools -pedals
8/10
Années 2000, une vague de groupes se met à jouer un punkrock très mélodique avec beaucoup d'émotions dans la musique, le chant et les textes. De très bons groupes et albums sont sortis : the Get Up Kids, Jimmy Eat World, Dashboard Confessional... Rival Schools était l'un d'entre eux en ayant sorti leur premier et unique album « United By Fate » reprenant ainsi le nom d'un jeu vidéo. Même formule que les groupes précédents mais un caractère plus indé et moins larmoyant. Le passé des membres du groupe y étant peut être pour quelque chose sachant qu'ils étaient auparavant dans Quicksand, Gorilla Biscuits, Youth Of Today et autres CIV. Après une tentative avortée d'un second album en 2003 le groupe a splitté. Alors que les Get Up Kids tentent de faire un retour j'étais à mille lieues de penser que Rival Schools allait faire de même et pourtant entre diverses participations exceptionnelles à quelques festivals (tout comme les Rage, Refused ou Hot Water Music...) Pedals, titre de ce second album, arrive quand même. J'avais un peu peur que le groupe se ramasse sur cet album de reformation comme tant d'autres ont pu le faire avant mais non on est pile poil dans la lignée d'United by fate, le combo reprend les choses là où elles les avaient laissées 10 ans auparavant, sans fioritures sans excès, sans ajouts excessifs. Rivals Schools enchaîne les très bons morceaux « Wring it out », « 69 guns » ou « A parts by B actors » doux et beau en point d'orgue de l'album. Je passe rapidement sur « choose your own adventure » trop popeux et dont les riffs ne m'accrochent pas vraiment. Force est de constater que le groupe de Walter Schreifels n'a rien perdu de sa superbe et même si au final il se retrouve moins prenant et percutant que le précédent il se révèle un très bon album.