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dimanche 26 mars 2023

FOREST POOKY – Violets are red, roses are blue and dichotomy

 


FOREST POOKY – Violets are red, roses are blue and dichotomy

Kicking Records / Production 386

 

Tout commence par un bel écrin, noir et blanc, le dessin est très joli, les traits fins, des faux airs de tatouages (réalisé par Roxane Rastrelli). Ce troisième album, si l’on compte celui des reprises, voit aussi la présence de Fred Norguet aux manettes, ceux qui ont connu les années 90 et la vague punkrock mélodique connaissent le patron. Sur cet album il se retrouve aussi à faire les percussions et les parties clavier, à ses côtés on retrouve aussi Le Bazile, batteur de Not Scientists et No Guts No Glory.

 

Forest Pooky reprend sa guitare acoustique et nous offre 10 superbes titres de pop folk, où ses textes font mouche avec de très jolies mélodies (Marvellous). Il offre des moments d’une rare intensité (Voice of silence), souvent emprunts de mélancolie et de douceur (Fog). Forest sait écrire des chansons et son expérience à travers une dizaine de groupes, les plus de 1100 concerts au compteur parlent pour lui. Son côté Beatles ressort sur le morceau d’ouverture, If I get sick of it, emballant, puis des sonorités plus électriques sur The ceiling and the floor, what you gonna do qui rappelle son côté punk ou encore sur Crazy Heart.

 

Ses textes sont intéressants visant les haters des réseaux sociaux sur Jojo ou son avis sur la vie sur la route chère aux artistes (If I Get sick of it).

 

Forest Pooky est un incontournable de la scène punkrock française, ce nouvel album solo fait la part belle aux mélodies folk et à la douceur. Artiste hors pair il livre ici un superbe album.

 

J. NeWSovski

 

https://forestpooky.com/

https://forestpooky.bandcamp.com/

 


mardi 1 juin 2021

FOREST POOKY – Covers stories

 



FOREST POOKY – Covers stories

Kicking Records / Production 386

 

Il y a des voix qui réconfortent, qui permettent de retrouver ses repères, elles nous ont accompagnés durant des années dans différents moments de nos vies, différentes situations et font désormais partie de notre univers. Je pense pour ma part à celle de Pierre des Burning Heads et celle d’Aziz de Nra mais je pense qu’en creusant un peu je pourrais en ajouter encore beaucoup. Celle de Forest Pooky est singulière, c’est un super chanteur et il a joué dans tellement de groupes qu’il est devenu un incontournable de notre scène punkrock nationale. Des Pookies à The Black Zombie Procession en passant par Supermunk ou Anita Babyface il a su rythmer nos vies depuis 20 ans.

 

Depuis quelques années Forest Pooky brille aussi en solo avec un excellent album et des splits avec des artistes internationaux. Le voir de retour avec un album de reprises est évidemment une excellente nouvelle.

 

Tout d’abord il faut savoir qu’il y a un concept derrière cet album, Forest a enregistré des reprises acoustiques avec son ami ingé-son Alex Borel et l’idée était d’envoyer un de ces morceaux à un ami différent rencontré sur la route depuis 20 ans. Chaque producteur avait pour consigne d’en faire ce qu’il voulait. Le choix de ces reprises est aussi accompagné d’anecdotes croustillantes, drôles, touchantes mais parfois aussi très tristes.

 

Il y a donc 12 titres avec des surprises intéressantes comme cette reprise du thème de Vaïana, elle est rythmée, enjouée et rayonnante et bien arrangée par l’incontournable Fred Norguet, auteur des albums majeurs français dans les années 90-2000. S’enchaînent deux titres de David Bowie : Life on Mars et Space Oddity, cette dernière très bien produite par Chris Gordon (chanteur et guitariste de Baby Chaos). Ces deux titres sont superbes, proches des versions originales elles mettent en avant le chant de Forest et sa voix unique. J’ai été surpris par Alison’s Starting To Happen que je pensais être un titre de Diesel Boy ne connaissant pas plus que cela les Lemonheads, honte sur moi ! Dani Llamas s’est chargé de sa production et y a ajouté sa voix et c’est une superbe idée. J’aime beaucoup aussi la reprise de Tears For Fears (Mad World) même si sa présence sur la compile est liée à une anecdote terrible. J’aime aussi beaucoup Capsized de Samiam, ce titre est mon préféré du répertoire du groupe américain, j’écoute très régulièrement la version originale et je dois avouer que la reprise est bien faite.

J’ai été un peu moins conquis par Fireman de Jawbreaker ou When I Move de Dag Nasty, certes éloignées de leur version d’origine ce qui n’est pas un mal en soi, mais elles m’ont perdu.

 

Cover Stories est un album de reprises plutôt plaisant et varié malgré le fait qu’il soit acoustique. Les chansons ont été bien choisies et balayent un spectre musical très large, je dois avouer que depuis que je l’ai reçu il tourne en boucle. Vivement la suite !

 

 

J. NeWSovski

 

Morceau préféré :                                    Mad World

 

https://forestpooky.bandcamp.com/album/cover-stories

https://www.facebook.com/forestpooky

https://kickingrecords.bandcamp.com/music

 

 

lundi 8 janvier 2018

THE FOLK MACHINE 2017



THE FOLK MACHINE 2017
Productions 386

The Folk Machine c’est cette formidable tournée qui a réuni Forest Pooky, Seth Anderson et Spike McGuire durant un mois en cette année 2017. Un concept lancé par Forest dès 2015 lorsqu’il était parti sur les routes aux Etats-Unis avec Yotam Ben Horin et Six Mile Station.
Et ce petit album numérique de 7 titres, sorti juste avant, est l’occasion de voir ce que les trois artistes peuvent donner sur scène mais aussi et surtout, pour moi, de découvrir McGuire et Anderson et de connaître leurs compos.

Forest Pooky commence avec un titre qu’il a écrit avec Supermunk : Ouh, my darling. Evidemment ce titre fonctionne à merveille en acoustique. Il enchaîne avec The Voice of silence qui amène de l’intensité.

Seth Anderson balance vient poser deux titres Life without a fight et Meteor empleins de mélancolie. Il y a un côté New Amsterdams chez le canadien assez plaisant. Il sort un album chez Joey Cape dans son concept One Week dont on avait parlé il y a quelques mois. Le résultat devrait très intéressant.

Spike McGuire vient ensuite conclure de belle manière ce petit split avec une voix qui a davantage de caractère, je trouve, et surtout de grain. Les titres sont aussi plus rythmés et plus blues.

Mention spéciale au dernier morceau It’s the end of the world, une reprise de R.E.M. interprétée par Spike McGuire épaulé sur les refrains et les chœurs par Forest. Une reprise géniale à écouter absolument.

Le but fonctionne donc à merveille puisque ce split donne envie de découvrir ceux qu’on ne connait pas. Quant à la tournée elle est désormais passée mais elle a dû être un superbe moment pour ceux qui ont pu assister à l’un des concerts.


J. NeWSovski








mardi 14 mars 2017

FOREST POOKY – We're just killing time before we die (EP)



FOREST POOKY –  We're just killing time before we die (EP)
Production 386 / Kicking Records / Little Rocket Records
4.5/5

Superbe chanteur dont, je dois avouer, aucune des productions dans lesquelles il se trouve n'est mauvaise voire même passable, Forest Pooky doit, de toute évidence, avoir le don de sublimer la musique.
Voici donc une entrée élogieuse pour présenter cet Ep en solo qui fait suite à l'album Every Keyhole has an eye to be seen through sorti il y a presque 5 ans déjà ainsi qu’à deux splits (avec Kepi Ghoulie et Peter black).

Derrière un titre assez pessimiste qui sert de fil conducteur à l’EP se présentent cinq morceaux d’une belle qualité. Let’s not speak about tomorrow est mélancolique avec un magnifique refrain épaulé par des chœurs et de jolis textes : Let’s not speak about tomorrow/Let’s make pretend we’re freezing time / Let’s make the best of what is left of our time.
On redécouvre Dance with me après sa mise en clip il y a presque 6 mois, le morceau est rythmé, il groove même plutôt bien et quant à Growing Up il permet de rebrancher la guitare et le xylophone pour donner un très joli titre.
J’aime aussi la noirceur de One In The Morning et son atmosphère angoissante et puis Shining Gold termine l’écoute avec son magnifique refrain qui met en avant la jolie voix de Forest.

C’est au final un très bon EP de la part d’un très bon musicien créatif et à la voix magnifique.

J. NeWSovski





mardi 11 septembre 2012

Interview - Forest Pooky



Interview avec Forest Pooky
Chanteur et guitariste dans de nombreux excellents groupes (The Pookies, Annita Babyface and the Tasty Poneys, Sons Of Buddha, Black Zombie Procession, Opium du Peuple...), Forest est l'auteur d'un premier album solo touchant.

Forest immortalisé par David Basso


Every Key Hole Has An Eye To Be Seen Through, est ton premier album solo, première chose, qu’est ce qui t’a donné l’envie de t’échapper de la structure « groupe » pour te lancer seul ?

Ma première expérience solo a été terrifiante et extrêmement grisante à la fois. J'ai donné un mini concert le 10 novembre 2006 à Brie Comte Robert. On avait dû annuler une date Pookies mais je me suis tout de même rendu sur place en compagnie des ISP qui assuraient le concert à notre place.
J'ai joué 3 titres. La graine été semée. Au-delà de cette première expérience, il est certain que l'organisation d'une tournée solo est bien moins difficile à mettre en place qu'avec The Pookies - dont le guitariste étudiait sur Paris et le batteur à Nice - ou Sons of Buddha. Ed (batterie/chant) est toujours très pris par UncommonMenFromMars, et Pat (basse) n'est pas plus disponible entre ISP qui reprend la route, et Cannibale Mosquitos. Tout ça m'a poussé à faire ce que j’entreprends aujourd'hui.

 Le titre de l’album n’est pas sans arrière pensée, à quoi fait-il référence ? À cet album qui permet d’en savoir plus sur toi ?

Ce titre fait référence à l'idée bien ancrée chez tout être humain qui se respecte, que l'herbe serait toujours plus verte chez le voisin. On ne se rend pas toujours compte, ou on ne veut pas voir, l'entretien que cela demande au voisin d'avoir un beau gazon…  En ce qui me concerne, on me dit parfois que j'ai de la chance de voyager, de me produire sur scène, de vivre une vie d'artiste... Ce n'est pas tout à fait faux, mais ça demande pas mal de sacrifices et un engagement que la plupart des gens ne seraient pas prêts à faire ou ne supporteraient pas. Cela dit, étant moi-même un être humain, je souffre évidemment des mêmes symptômes. Voilà, mon secret est dévoilé.

Le premier titre et le dernier sont liés, peux tu nous en dire plus ?

Deaf House à failli être le titre de l'album. Il traite ouvertement du sujet développé dans ta précédente question. En réalité, ces deux titres n'en sont qu'un. J'introduis l'idée d'une déformation de la réalité des uns par les autres, la suite de l'album fait un peu office d'argumentaire, étayant d'une certaine manière le sujet, et témoigne de situations ou de sentiments déformés par nos esprits étriqués." Deaf House (tambien)", la dernière piste du compact disque et du LP, me fait dire que, quoi que l'on dise, quoi que l'on fasse, on est tous bloqués dans des préjugés et des idées reçues. Pessimiste, défaitiste ou trop terre à terre? Peut-être, en tout cas on est tous à la même enseigne, et c'est moche.

Qui a réalisé la pochette ? 
 
Après de longues semaines d'hésitation, j'ai finalement demandé à Loup Gangloff, qui a aussi réalisé celles de The Pookies, de faire la pochette. Je pense que Loup est quelqu'un de très talentueux, il a des idées originales et très esthétiques. Il m'a envoyé tout un argumentaire concernant les chansons et le titre de l'album en m'expliquant le pourquoi du comment de sa démarche pour créer l'artwork. J'ai trouvé ça excellent. Je voulais une pochette simple, épurée mais originale et qui ai une signification. La pochette finale est la première proposition qu'il m'a envoyé, si je la trouve vraiment cool, ce n'est pas le cas pour tout le monde. Au moins, elle ne laisse pas indifférent.
Loup était aussi batteur des Pookies et je ne cache pas mon émotion de voir apparaître le nom de mes compères dans les crédits.

L’album a pu sortir grâce à un financement participatif, comment as-tu eu l’idée et surtout comment a t’il été mis en place ? Par un site spécialisé ou par tes propres moyens ?

L'idée s'est présentée lors d'une tournée du groupe parisien "Maladroit" en Allemagne, en décembre dernier. Alors que je squattais une place dans le van, et me plaignais de ne pas avoir d'argent pour payer le studio que j'avais déjà réservé pour mars… Olivier Portnoi et Frank Frejnik m'ont parlé de l'existence du système de financement participatif. Récolter des fonds grâce à des souscriptions ou pré-ventes est un fonctionnement qui existe depuis 666 av. JC, mais je n'étais pas familier avec le CrowdFunding, et j'en profite pour les remercier encore pour cette bonne idée.
Je me suis donc renseigné sur les différents sites et je me suis rendu compte que ces derniers ne proposaient qu'une interface, que c'était à moi de faire venir les gens sur leurs site afin de récolter les dons. Quitte à envoyer les gens quelque part, autant les faire venir sur mon site. Cela m'a évité de payer la commission ponctionnée par les sites spécialisés. Avec l'aide de plusieurs amis, on a recréé tout ça sur www.forestpooky.com.

De nombreux artistes (surtout américains) se sont lancés aussi dans un projet solo Chuck Ragan, Matt Skiba, Chris Carraba, Joey Cape, Nikola Sarcevic un peu dans ton registre, certains ont-ils eu une influence sur toi ?

J'ai très certainement été influencé ces dernières années par Hot Water Music, Alkaline Trio et, à mes débuts dans le monde du punk rock, par Lagwagon ou Millencolin. Par contre, leurs projets solos ne me branchent pas tous, même si j'aime beaucoup leur voix et apprécie leur talent. Je te vois venir, tu va me dire que j'exagère parce que tu ressens l'influence de tous ces mecs dans ce que je fais. Et si tu ne le fais pas, c'est ton frère que le fera alors voilà ce que je pense ;  un mec qui fait du punk rock pendant des années et qui se met à faire de l'acoustique risque fort de faire des chansons dans la veine d'un autre mec qui a fait du punk rock pendant des années. Que tu le veuilles ou non, il y a des choses qui t'échappent, auxquelles tu ne peux pas t'échapper. Second exemple, je me suis rasé la barbe et coupé les cheveux, c'est aussi banal que de jouer de l'acoustique mais BIM! J'ai la même gueule que Ed des UncommonMen. Alors, il m'a influencé ou pas?
Si je vais trop loin tu m'arrêtes hein.

Tu as repris un titre d’Annita Babyface and the Tasty Poneys « our greatest times won’t disapear » pourquoi ce titre là ?

 Je l'ai réenregistré parce que c'est un bon morceau, que le texte a du sens et qu'il me tient à cœur, parce qu'il est tout à fait en phase avec ma philosophie de vie. Parce que cette chanson est simple, du début à la fin. Parce que j'avais envie de lui donner un second souffle.
Forest, premier en partant de la droite


Y a-t-il une chance de te revoir justement avec Annita Babyface & TTP, les Pookies ou Black Zombie Procession ?

AB & the Tasty Poneys c'est terminé en ce qui me concerne, ça c'est sûr. Je joue encore avec Ben et Bazile sous un projet de trio qui s'appelle SUPERMUNK. Je suis un peu occupé en ce moment mais on va essayer de composer et d'enregistrer d'ici l'été prochain.
A moins d'une soirée commémorative avec tous les chanteurs, Black Zombie Procession aussi, c'est fini pour moi.
The Pookies, on verra bien. Je crois que ça nous ferait tous les trois plaisir de rejouer ensemble mais c'est vraiment compliqué pour se retrouver. Peut être jouerons nous quelques titres lors de ma release party le 14 septembre à Warmaudio et le 15 septembre à Valence mais, même ça, ce n'est pas certain.

Tu as une des plus belles voix que l’on ait pu entendre dans la scène depuis très longtemps, la travailles tu régulièrement, fais tu des exercices spécifiques ?

D'abord, merci. C'est gentil. J'ai travaillé avec les plus grands pour en arriver là et j'ai appris quelques bonnes techniques pour booster les cordes vocales. Je veux bien en dévoiler une. Tous les matins, je fais un jogging en forêt et toutes les 666 secondes, je fais ce qu'on appelle dans le jargon des "vocal push ups". C'est-à-dire que je m'allonge sur le ventre, les bras derrière le dos, un rondin de bois sous la glotte et je chante douze fois 'le temps des cathédrales'. C'est Michael Jackson qui m'a filé le tuyau mais lui chantait 'prendre un enfant par la main'.

Quels sont les groupes dans lesquels tu joues actuellement ? (Sons Of Buddah, Opium du Peuple ?)

Sons of Buddha est semi-actif mais on reprend les projets.
On joue au This Is My Fest le 29 septembre, au Combustible à Paris.
En janvier on part sur une tournée de 15 jours comme backing band de Kepi Ghoulie et on entre en studio mi-février pour le nouvel album. Ca devrait sortir en septembre 2013.
Opium du Peuple prépare une nouvelle galette et un nouveau spectacle pour l'été prochain. La  c'est une organisation de malade vu qu'on est dispersés entre Hendaye, Albi et Lyon.
Supermunk, comme évoqué plus haut, est un trio issu de la scission de AB&TP. On répète une fois par trimestre mais on va quand même essayer de faire quelque chose. L'avantage est que je n'ai qu'une heure de route pour aller répéter. Quand je suis chez moi…
Sons Of Buddha par David Basso

Tu pars pour une tournée importante, est-ce que tu arrives à (sur)vivre de la musique ou bien tu taffes à coté ?

J'ai eu plusieurs boulots dans ma vie mais dernièrement, j'occupais un poste de manœuvre dans une entreprise familiale de maçonnerie depuis 5 ans. J'ai quitté ce boulot pour finir d'écrire l'album, l'enregistrer et m'employer à en faire la promo du mieux possible. L'idée étant aujourd'hui de rentrer de quoi payer les factures et quelques places de ciné de temps en temps. Mais pour l'instant, et depuis 15 ans d'un point de vue purement financier, la musique est une source d'endettement. Quand on aime on ne compte pas…


Sur tes concerts, tu seras seul aussi ou accompagné ?

Je serais seul sur la route. C'est une expérience qui promet d'être enrichissante! Pour la release party par contre, on va se rapprocher un peu des arrangements que l'on trouve sur l'album. Il y aura du basse / batterie sur certains titres, du cajon sur d'autres.

Peux-tu nous parler aussi de ta structure Production 386 ? Y a-t-il des projets de prévus ?

Production 386 est mon association et n'est qu'un moyen de gérer les finances du projet de manière légale. Elle n'a pas d'autre but. Les projets de cette structure sont les miens et là, je t'avoue que j'ai les mains pleines. On va déjà s'occuper de l'album, pour le reste on verra!

Question cruciale qui est le meilleur guitariste de la fratrie ?
Big Jim.

dimanche 2 septembre 2012

Forest Pooky - Every Key Hole has an eye to be seen through




Forest Pooky - Every Key Hole has an eye to be seen through
Production 386
8.5/10
Pour ceux qui ne le connaissent pas, une rapide présentation du personnage s’impose. Forest est le petit frère de Motör Ed, Trint et Daff des Uncommonmenfrommars. Il a fait ses premières armes dans les Pookies qui ont sorti un album excellent, puis après dans Black Zombie Procession pour leur deuxième très très bon album, parallèlement il joue aussi dans les Sons Of Buddah avec son frère Ed, et il était encore il y a peu de temps dans Annita Babyface & the Tasty Poneys, qui ont sorti un album terrible il y a deux ans. Il joue maintenant dans le allstar band l’Opium du Peuple et dans son projet solo Forest Pookie. Mon avis est sans équivoque en ce qui concerne Forest, chaque album où il chante est superbe, j’en viens même à le placer dans mon top 5 des meilleurs chanteurs de punkrock toutes nationalités confondues. Écouter « The Key » d’Annita Babyface suffira à vous rallier à mon avis. La sortie d’un album solo, que je suppose, au moment de le découvrir, acoustique, est une véritable friandise pour mes oreilles.
Every Key Hole has an eye to be seen Through, premier album, est donc une ouverture vers le monde de Forest, on va donc y découvrir ses facettes, ses goûts, son monde intérieur. L’album est présenté en digipack avec une illustration en rapport avec le titre mais qui ne me plait qu’à moitié, peu importe. Le premier titre Deaf House se révèle court mais nous présente Forest seul face à sa guitare. Walking around the block, titre où apparait un backing band se montre énergique avec de superbes plans mélodiques. L’émotion est au rendez-vous avec Stones hardly move but they can always think about it où il arrive à nous emmener là où on l’attendait. Il est vrai que l’exercice de l’album solo n’est plus, désormais en 2012, une nouveauté : nombre de membres de groupes de punkrock l’ont déjà fait, souvent d’ailleurs avec réussite (Kevin Seconds, Chuck Ragan, Matt Skiba, Joey Cape, Nikola Sarcevic…). Forest Pookie arrive à la hauteur de ces pointures internationales. The Darkness Comes monte en intensité et est vraiment l’un des très bons moments de ce 13 titres. Petite reprise, qui n’en est pas une puisque c’est lui-même qui l’a composée, d’un morceau d’Annita Babyface : Our greatest times won’t disappear. Toujours un aussi beau titre et qui dans cette version met en avant le très beau texte. J’ai plus de mal cependant avec Broken Hands. Mais sur l’ensemble Forest réussit à sortir quelque chose de plaisant en intercalant des chansons plus rythmées et toniques au milieu de morceaux plus intenses ou intimistes. C’est d’ailleurs ce qui a manqué parfois à d’autres opus de ce style
Même si très rarement, Forest nous montre la puissance et l’étendue de sa voix (comme il a pu le faire dans ses groupes) il sait se montrer touchant et entrainant révélant totalement son talent de songwriter. Il sait composer de belles chansons et j’ai vraiment hâte de l’entendre à nouveau que ce soit seul ou avec l’un de ses groupes. Après ceux qui n’aiment pas ce style d’exercice n’y trouveront pas la révélation les autres jetez vous dessus.

3 titres à retenir : walking around the block ; The darkness comes;  stone hardly move…