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lundi 22 octobre 2018

KALEB STEWART – Tropical Depression




KALEB STEWART – Tropical Depression
Sound of subterrania / No Reason Records
7.5/10

Kaleb Stewart est un artiste de Floride, de Gainesville, haut lieu du rock américain qui a vu naître des groupes comme Hot Water Music, Against Me ! ou Less Than Jake. Il a joué auparavant dans As Friend Rust groupe d’émo punk qui m’avait laissé un bon souvenir il y a 15-20 ans. Il officie désormais en solo.

Tropical Depression est son deuxième album. Le premier se voulait introspectif et teinté folk alors que celui-ci est marqué politiquement notamment par les événements de Ferguson (avec le meurtre d’un manifestant noir par un flic blanc).

Il y a chez Kaleb Stewart quelque chose qui me rappelle Franck Turner. Un mélange de folk indie marqué par les influences punkrock. Il est extrêmement plaisant à écouter, plein de douceur et de mélancolie et diffère des autres albums solos de chanteurs par un backing band qui évite la redondance. On a donc une batterie, une chanteuse qui fait certains chœurs, un piano, une basse et une guitare électrique.

L’ensemble des 10 titres est homogène, aucun morceau ne se dégage vraiment et c’est peut-être ce qui manque au final mais c’est tout de même un bel album qui s’écoute et sait se faire apprécier. Un titre comme 8th and 3rd est rythmé et c’est juste un délice à écouter quant à No Angel il fait preuve d’une belle mélancolie et d’une jolie douceur. D’ailleurs Kaleb tente d’apporter du rythme ou tout du moins de casser une certaine routine en alternant un titre posé et un plus doux mais le ton apaisant de sa voix peine à cadencer l’ensemble.

On notera pour finir la pochette bien décalée (rappelant Romeo Elvis) qui marquera d’une empreinte durable cet album.

J. NeWSovski

Morceau préféré :                  Warzone




lundi 3 octobre 2016

Against Me ! – Shape Shift With Me



Against Me ! – Shape Shift With Me
Total Treble Music
7/10

Il y a deux ans avec la sortie de Transgender Dysphoria Blues, Against Me ! revenait clairement sur le devant de la scène réussissant à pondre un album ultra efficace et ce malgré un line-up totalement remanié.
Shape Shift with me débarque donc avec une base solide derrière lui et déjà appuyé par une grosse tournée programmée aux cotés de Bad Religion.

Tout démarre avec Provision L3, un titre politique sur les scanners de sécurité et leur utilisation. « What can you see inside of me ? » scande Laura Jane Grace à la voix difficilement reconnaissable sur ce morceau. Ce titre est un vrai brûlot et laisse entrevoir de belles choses. Mais la suite de l’album est plus surprenante alternant entre le très bon et le trop pop.
On retrouve des morceaux déjà présentés il y a quelques mois sous forme de clips : Crash et 333. J’aime bien ce dernier, LE single de l’album, avec un refrain très fort et accrocheur qui s’imbrique dans les titres majeurs de la discographie du groupe. J’aime bien aussi Norse Truth, rugueux à souhait et bien barré ainsi que le très bon Dead Rats, qui me fait penser aux Buzzcocks. 12:03 se veut dans le registre classique du groupe et plaira aux vieux fans.

Shape Shift est aussi plein de morceaux accrocheurs mais trop calibrés, destinés à plaire à un grand nombre, ce qui laisse cet album s’ouvrir une porte vers un public plus large que Transgender qui était très punk dans son fond et sa forme. Certains titres sont mélodiques et manquent de cette touche propre au groupe floridien qui faisait mouche autrefois et qui passait par notamment d’un peu plus de folie dans le chant. C’est le cas de morceaux comme Boyfriend, Delicate, Petite…, Rebecca. qui sont plaisants mais manquent du petit grain en plus. J’ai peur que sur scène ils soient trop mous.

Un 7ème album plaisant sur certains titres mais assez décevant dans l’ensemble. Laura Jane Grace voulait parler d’amour, elle explique que de nombreux groupes l’ont déjà fait mais pas du point de vue d’un transsexuel. Ceci explique peut-être le côté mélodique et accessible qui peut permettre à son message de mieux passer. On se replongera avec bien plus plaisir dans le précédent opus plus brut, plus direct et moins mainstream.

Morceau préféré :           333