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mercredi 1 juillet 2020

NOE TALBOT et DOMINIC PELLETIER – Reprises acoustiques vol.2



NOE TALBOT et DOMINIC PELLETIER – Reprises acoustiques vol.2

Slam Disques

 

Il y a trois ans Noé Talbot avait surpris son monde avec son EP de reprises acoustiques de standards punkrock moderne en versions francisées. L’idée était géniale et, personnellement ça m’a permis de mieux comprendre le sens de certains morceaux et de les redécouvrir même (notamment Daggers des Flatliners).

Pour ce deuxième volume, la recette est la même, il s’est juste entouré de Dominic Pelletier, un ami de 15 ans, et l’association des deux voix amène une vraie diversité aux morceaux.

J’ai toujours hâte de savoir quels sont les groupes lorsqu’il s’agit de reprises et ce deuxième volume amène des choses intéressantes avec des titres de Hot Water Music, Beach Slang, No Use For A Name ou encore Thrice.

Drag My Body, des floridiens, est maîtrisé mais il est tout de même difficile d’oublier la voix de Chuck Ragan, c’est Dominic qui s’y colle et globalement c’est plutôt plaisant dans un style davantage aérien. Le duo a essayé de mettre l’accent sur les mélodies, cela se ressent sur Damnit de Blink 182, reprise douce loin de celle que nous avait fait Wank For Peace par exemple, elle aussi passe plutôt bien. International You Day est un des titres forts de No Use For A Name et le duo Québecois lui rend un bel hommage avec une belle émotion appuyée par le violon. Je suis moins fan de Good & Gone de Franck Turner trop proche de l’originale, le chant de Dominic passe moins bien dessus.

J’aime beaucoup Bad Art & weird Ideas de Beach Slang et cette version française est finalement pas si mal ficelée que ça, j’ai eu un peu de mal sur les premières écoutes mais je dois avouer qu’elle met le texte en avant.

J’apprécie la présence de Chalkline le tube de Strike Anywhere que j’ai déjà pas mal entendu en versions acoustiques, ce titre marche très bien en version soft et les deux voix s’accordent bien dessus. Cependant je dois avouer que je suis un peu resté sur ma faim avec le reste notamment sur la reprise des canadiens de The Sainte Catherines, j’ai en fait éprouvé une certaine lassitude sur le rythme et le ton.

 

De bons morceaux sur ce deuxième volume et, même si je l’ai trouvé globalement moins pertinent que le premier peut-être en raison de l’effet surprise il n’en demeure pas moins bien interprété et super original.

J. NeWSovski

 

Morceau préféré :                                    International You Day

 

https://noetalbot.bandcamp.com/album/reprises-acoustiques-vol-2


mardi 16 juin 2020

SPARTA – Trust the river




SPARTA – Trust the river
Dine Alone Records

Avant de parler de l’album en lui-même il est peut-être important de rappeler ce qu’est Sparta. Sparta est le groupe formé d’anciens membres d’At The Drive In quand ce dernier s’est dissout. Notamment Jim Ward, un des membres fondateurs d’ATDI, avec lequel il jouait de la guitare et chantait à côté d’Omar Rodriguez et Cedric Baxler. En formant Sparta il est parti dans un univers très post-hardcore avec trois très bons albums (Wiretap Scars en 2002, Porcelain en 2004 et Threes en 2006). La pause fut donc longue et entre temps Ward a monté son projet Sleepcar, plutôt orienté folk-country-americana. Quand ATDI s’est reformé et sorti l’album Interalia, il a refusé de revenir.

Class Blue, qui ouvre l’album, est l’exemple même de ce qu’est Sparta pour moi : des belles et longues mélodies, une voix douce, un univers feutré avec derrière une rythmique bien sentie (c’est d’ailleurs le batteur de Beach Slang). Le groupe s’écarte de son chemin sur Spirit Away qui se rapproche, pour le coup, du projet Sleepcar, bien accompagné par un violon et une voix féminine on dirait une belle ballade de Nick Cave.
Le moment le plus fort en intensité est certainement le magnifique Dead End Signs, juste en piano et chant, la voix de Jim Ward s’y trouve touchante et fragile. A côté, Sparta sait retrouver son esprit vif comme sur Graveyard Luck, un des morceaux les plus remuants de l’album. J’aime bien aussi les envolées de Miracle et la fragilité du chant, il se rapproche des précédentes productions du groupe. Cat scream est dans le même registre et, assurément, la rythmique est un des points forts du groupe.
Curieusement je pense à nos locaux de LANE en écoutant Turquoise dream, la façon de chanter, la façon de poser les mélodies, les chœurs derrière me rappellent fortement la formation angevine.

Je trouve donc ce quatrième album de Sparta très intéressant, j’avais été charmé par Threes mais Trust the river, sans jamais l’égaler, se révèle un album tout de même riche qui explore de nombreux registres. Les mélodies sont au rendez-vous tout comme l'atmosphère propre au groupe. Un bon album.

J. NeWSovski
Morceau préféré :                                    Class Blue


https://www.sparta.band/


dimanche 24 juin 2018

QUIET SLANG – Everything matters but no one is listening



QUIET SLANG – Everything matters but no one is listening
Polyvinyl records
8/10

Ambitieux projet que celui de James Alex de reprendre les morceaux de Beach Slang dans des versions acoustiques composées de cordes et de piano. Même si ce genre de projets n’est pas rare, il l’est bien plus lorsque la discographie se résume à seulement deux albums.

Curieusement la toute première impression est que les morceaux ne varient que très peu par rapport à leur version d’origine, le chant est très proche et aurait peut-être mérité davantage de variations tout du moins d’être plus clair, le tempo aussi est très proche mais le violon et le piano amènent une douceur intéressante.
Cette atmosphère feutrée a l’avantage de mettre en avant les textes de James Alex, ils trouvent une plus grande ampleur.

Dès lors Quiet Slang se retrouve en opposition à la toute première phrase de Future Mixtape for the art kids issue du dernier album de Beach Slang : « Play It Loud, Play It Fast ». Un titre également repris sur ce projet. J’aime ces projets de reprises calmes et je dois dire que je suis suis bien servi. Qu’il est agréable de se délecter de Bad Art & Weirdo Ideas en entrée, la mélodie au piano avec le violon en accompagnement est délicieuse. La difficulté du projet est de tenir sur la longueur et l’intensité ainsi certains morceaux se retrouvent plus en retrait (Noisy Heaven notamment).

James Alex se présente donc seul avec juste Keith Giosa (pianiste) et Dan Delaney (violoniste) mais sans autre membre de Beach Slang ce qui clarifie le fait que ces groupes sont ses créations.

Il faut donc aborder Quiet Slang avec précaution comme celui d’un album de reprises en acoustique et accepter le fait que le côté rock’n’roll soit mis de côté au profit de la sensibilité des mélodies.

Au final un véritable éloge de la douceur et de la langueur.


J. NeWSovski

Morceau préféré :                                   Bad Art & Weirdo Ideas




lundi 19 mars 2018

Clip - Beach Slang

Avec son projet Quiet Slang acoustique, Beach Slang, vient de sortir un nouveau clip avant la sortie de l'album en mai prochain.

jeudi 23 mars 2017

Clip - Beach Slang

Les nouveaux Jawbreaker, Beach Slang, viennent de mettre en ligne Spin The Dial.

mardi 11 octobre 2016

BEACH SLANG – A loud bash of teenage feelings



BEACH SLANG – A loud bash of teenage feelings
Big Scary Monsters
8/10

Voici un album qui s’apprécie un peu plus à chaque écoute. Autant le dire tout de suite à la première écoute j’ai ressenti le côté rock indé, un peu post rock avec un son crade sur la voix et ce penchant bien plus bourrin que peuvent avoir d’autres groupes dans ce registre.
Au fur et à mesure des écoutes l’album prend en ampleur rappelant quelques vieilleries du siècle dernier et notamment une référence majeure : Jawbreaker. Dès lors que j’ai eu posé le nom dessus plus jamais elle n’a cessé de revenir.

Beach Slang serait donc le nouveau Jawbreaker. Tout du moins il tend à s’en rapprocher sur certains morceaux.

Le groupe de Philadelphie a déjà sorti deux EPs et un album (The Things We Do To Find People Who Feel Like Us) depuis 2013.

The Things We Do To Find People Who Feel Like Us a une structure que d’autres groupes adoptent aussi, à savoir un titre mélodique alterné avec un morceau bien plus bourrin. La formule fonctionne et permet d’entrevoir les deux facettes du groupe.
Le plus déroutant dans les premières écoutes est d’entendre l’effet fuzz apposé sur la voix, je ne suis pas trop fan de ça, j’ai l’impression que le chanteur veut se cacher derrière mais l’effet s’estompe avec le temps et au final ça passe plutôt bien, rajoutant de l’ampleur et un côté puissant aux mélodies.

Ainsi Future Mixtape For The Art Kids démarre comme du Jawbreaker, comme A boat même, le premier morceau que j’ai écouté du groupe de San Francisco. Le chant est ici plus crade et méchant mais on retrouve le même goût pour trouver de petites mélodies habiles et prenantes. Les titres sont courts et certains envoient même plutôt bien (Atom Bomb) quand d’autres se veulent plus planants et aériens (Hot Tramps ou Young Hearts). Le titre phare Punks in a disco bar est un morceau qui laisse une ouverture plus grande que le reste de l’album, la voix a moins d’effet et les mélodies plus accessibles. Art Damage me rappelle aussi Second Rate, l’atmosphère, les guitares…
Au final les morceaux déroulent à grande vitesse (30 minutes) et c’est un gage de qualité que de dire qu’il est passé trop rapidement.

Je découvre donc Beach Slang par ce nouvel et deuxième album et je dois avouer que je l’apprécie plutôt il me rappelle la scène des années 90-2000 que j’appréciais particulièrement et me donne envie de me replonger dedans.

Morceau préféré :           Future mixtape for the art kids

http://beachslang.com/