dimanche 22 avril 2018

SUN-0-BATHERS – Local Warming (EP)




SUN-0-BATHERS – Local Warming (EP)
Morning Wood Rds / Thousand Islands Rds / Melodic Punk Style / Bearded Punk Rds
4.5/5

Avec 7 titres dont une intro et une outro expédiés en moins de 11 minutes, Sun O Bathers ne ressent pas le besoin de ralentir les choses.

J’aime leur son punkrock mélodique old school qui rappelle autant les premiers Satanic Surfers que Pennywise avec en plus une touche surf derrière, ainsi Sunspray est super morceau, bien épaulé par des chœurs un peu kitch mais amusants.

Petit hommage sur The Legend Of Scott Radinsky au chanteur de Ten Foot Pole et Pulley mais aussi champion de Baseball qui a fait une belle carrière professionnelle et est devenu par la suite entraineur adjoint de l’équipe nationale.

Défouloir, Need Some More met le pied au plancher, ça joue vite et c’est emballant, même recette sur No Work, Jerk.

Aussi surprenant que cela puisse être le groupe est hollandais, de Leeuwarden, mais avec un tel son on l’aurait plus placé près d’Hermosa Beach. Toujours est-il qu’on a ici un petit EP hyper intéressant d’un groupe qui a peine un an d’existence.

J. NeWSovski




samedi 21 avril 2018

jeudi 19 avril 2018

ELM TREE CIRCLE – The good life




ELM TREE CIRCLE – The good life
Krod Records
8/10

Il y a chez ce jeune groupe allemand un petit ingrédient que j’aime beaucoup mais dont j’ai du mal à définir la nature. Peut-être cela se trouve-t-il dans la voix, les mélodies ou l’ambiance langoureuse ? Toujours est-il que sur une grande partie de l’album je me laisse prendre dans les filets du groupe, dans ses longues lignes. L’ouverture se fait avec Feel The Burn, présent sur notre playlist printanière, un morceau à la Get Up Kids sur lequel la voix de Nic se trouve très mélodique mais avec un grain qui ne peut laisser indifférent. Peu importe qu’on les classe dans le tiroir émo ou pop-punk, là où le groupe est fort c’est dans sa capacité à écrire des mélodies, on le ressent encore après sur The Lease, As You Go ou Rooftops Rythms.  Et je dirais que les 2/3 de l’album sont d’une belle homogénéité en termes de qualité, certains parleront peut-être de redondance sur l’ensemble des titres, peut-être en raison du rythme assez nonchalant et monocorde dans le chant mais moi, j’aime bien ça. J’aime aussi la mélancolie qui se dégage avec le coté très pop comme sur Wait.

En points négatifs je dois avouer que je suis moins fan de la pochette que du contenu, je la trouve trop criarde et en décalage par rapport à la musique, mais une pochette ne fait pas un album me dire-vous. Je trouve aussi qu’il y a aussi peut-être trop de morceaux avec certains dispensables comme Unleaded, Punk Felony ou Yes It Is. Cet album plus court aurait été plus qualitatif à mon goût.

Toujours est-il qu’Elm Tree Circle, et son nom curieux se révèle un groupe plus qu’intéressant et cet album vraiment bon.


J. NeWSovski

Morceau préféré :                                   The Lease



mercredi 18 avril 2018

Video - The Get Up Kids

Alors que pas mal de groupes les citent en référence ces derniers temps et que je ressens revenir la vague, voici les Get Up Kids qui reviennent avec un nouvel EP.

mardi 17 avril 2018

Clip - CALIBAN

Ca faisait un bout de temps que je n'avais pas écouté du Caliban. Voici donc ici Ich Blute Für Dich.

lundi 16 avril 2018

Interview - Niko de Tagada Jones


En février dernier nous avons pu interviewer Niko de Tagada Jones avant le passage du groupe au Chabada à Angers lors de leur tournée avec Ultra Vomit. Une interview riche qui est ici condensée autour de l'engouement que suscite le groupe et sa démarche depuis 25 ans.

Photo par LN


Bientôt 25 années pour Tagada Jones, qu’est ce qui a évolué entre le groupe à ses débuts et le groupe maintenant ?

Niko : ça beaucoup évolué en 25 ans, on a commencé comme des lycéens : personne ne savait jouer. On a fait des concerts très vite. Je prends souvent cet exemple là mais, nous, on a commencé suite au mouvement alternatif. Ça avait explosé juste avant et on arrivait derrière, mais il y avait déjà tout le réseau existant qui faisait que, nous, quand on a commencé à jouer on pouvait aller faire des concerts dans des squatts, dans des cafés concerts, il y en avait vraiment beaucoup partout en France.

dimanche 15 avril 2018

Clip - Darko

Lifeblood  des anglais de Darko sorti l'an passé sur le très bon Bonsai Mammoth.

vendredi 13 avril 2018

FALL FLAVORED – 180





FALL FLAVORED – 180
Autoproduction
8/10


On pousse un peu les murs pour présenter un groupe à mi-chemin entre punkrock et rock au sens large. Fall Flavored vient du nord, de Lille précisément, formé en 2014, le line-up a pas mal évolué l’année dernière pour aboutir à ce premier album.

Il y a quelque chose de particulier chez ce groupe qui arrive à proposer une grande variété dans sa musique au point de me laisser penser qu’il pourrait être un de ces groupes qui pourraient intéresser et diriger les jeunes vers le rock et le punkrock.


A la vue de leur website le groupe semble très investi dans sa musique et il sort cet album, sobrement intitulé 180 sans label mais bien visible sur toutes les plateformes.

Joli jeu de mot pour commencer avec Epic & Colegram, le chant de Yasmine est plaisant, un peu éraillé, le refrain mélodique accroche bien, rythmiquement on ne s’emballe pas, on pose les choses et globalement voilà un bon titre introductif. J’aime aussi pas mal Mountain Of Rage qui me rappelle évidemment Burning Lady, le chant féminin étant pour beaucoup, mais dans la structure de la chanson c’est aussi ça.

Puis il y a des titres dans des registres différents, Character in a role play, rock au sens large, phrasé rapide tout comme sur Runaway au débit très saccadé.  Sleep ferait presque penser sur ses couplets à du Gossip… Puis des choses plus classiques se remettent en place avec Stuck in life et Courtesy of Boris, des titres plus linéaires mais non dénués d’intérêt. Pour terminer les Lillois proposent un titre plus cool et mélodique : Jump.

Fall Flavored est un groupe un découvrir, le chant est bien maîtrisé et la diversité de ses morceaux est intéressante. C’est un groupe qui, s’il persévère et ne se prend pas trop au sérieux, devrait faire un joli petit bout de chemin.

J. NeWSovski





jeudi 12 avril 2018

mercredi 11 avril 2018

Clip - Strung Out

Un nouvel album ne devrait pas tarder à débarquer, en attendant voici le morceau Town Of Corazon


mardi 10 avril 2018

JEAN JEAN - Froidepierre




JEAN JEAN - Froidepierre
Head Records / Black Basset Records
8 sur 10

Drôle de nom de groupe que ces JEAN JEAN, un poil franchouillard et intrigant. Ce patronyme a au moins le mérite d'attirer l'attention de l'auditeur et du fan de musique toujours avide de nouveaux sons glanés sur le net.

JEAN JEAN était un duo français qui officiait dans la catégorie math-rock / post-rock tonique et nerveux à la TOTORRO. Symmetry, le précédent album s'inscrivait en tout cas dans cette veine. Froidepierre, inspiré du lieu d'enregistrement dans les Alpes, marque le retour à la formule du trio pour les Parisiens. 
Cette dernière livraison constitue surtout une rupture dans la musique du groupe qui s'écarte un peu du math-rock pour évoluer dans des contrées plus atmosphériques. L'arrivée de Grégory Hoepffner au clavier n'est pas étrangère à cette mutation et à cette touche plus électronique. Les codes du math rock (jeu de batterie technique, changements de rythme...) ne se sont pas envolés subitement pour autant comme le prouve l'excellent titre d'ouverture "Konichiwa". Mais les nappes de synthé donnent une coloration plus ambient et planante. 
"Aozora", le 2ème morceau, est puissant, complexe mais au final addictif. Après une intro vaguement reggae, "Tensor field" est un morceau froid qui mêle subtilement les lentes montées estampillées post-rock aux rythmes plus robotiques de l'électro.
Plus noisy, rythmé et concis, "Celjabinsk" montre tout le savoir-faire du groupe en moins de 3 minutes. Les guitares cristallines sont ensuite de retour sur l'onirique et entêtant "Anada". Passionnant de bout en bout (on ne voit pas passer les 33 minutes de l'album), le sombre "Froidepierre" se termine par un "Event horizon", doux puis spatial (on est proche de la musique de film SF).

JEAN JEAN montre à quel point musique instrumentale n'est pas synonyme d'ennui, bien au contraire.
Mr Caribou

Morceau préféré :                                   Anada



samedi 7 avril 2018

DEAD NECK – S/t (EP)



DEAD NECK – S/t (EP)
Mud Cake Records
4/5

Trio de Manchester qui, en seulement quatre années d’existence, a déjà écumé toute l’Europe, le Japon et l’Amérique du Sud à coup de concerts endiablés. Près de 400 dates et 30 pays visités, il est clair que le groupe aime jouer, voyager et partager.

Ce premier Ep date à l’origine de fin 2014, l’année de la création du groupe mais sa réédition récente sur Mud Cake nous permet d’en parler aujourd’hui mais aussi, tout simplement, de découvrir le groupe.

En termes de musique Dead Neck joue vite, très vite, un peu à la manière de leurs compatriotes de Darko, la batterie est toujours à fond, la guitare a des airs qui rappellent Strung Out, et le premier morceau Cooking with nunchucks, au-delà de son titre décalé, place rapidement Dead Neck dans la catégorie des groupes qui envoient du gros punkrock rapide et débridé.

Le chant me fait penser à Rise Against, notamment sur leurs premiers albums, je suis moins fan des chœurs et de la seconde voix, trop retenue, même si elle apporte de la variété. Seulement 5 titres, mais en termes de débauche d’énergie c’est une belle performance, félicitations au batteur pour la rythmique de haute volée.

Je vais maintenant me pencher sur leur tout récent split avec Actionmen.

J. NeWSovski
https://mudcakerecords.bandcamp.com/album/dead-neck


vendredi 6 avril 2018

Clip - Fred Alera

L'ami Fred Alera (Billy The Kill, Billy Gaz Station, Le Meurtre, Second Rate...) vient de sortir un petit clip de Ivre de nos émois réalisé avec son portable Pomme.


jeudi 5 avril 2018

EGO ZERO - Jeu de rôles (EP)




EGO ZERO -  Jeu de rôles (EP)
Autoproduction
3/5

Petit focus aujourd’hui sur un groupe de Nantes au doux nom d’Ego Zéro. Un nom philosophique qui laisse pensif, soit on le prend de façon brute comme « Zéro personnalité » ou alors plus subtilement en terme de groupe où l’individu propre n’existe pas mais plutôt comme si l’entité est le collectif.


Toujours est-il que Jeu de Rôles comporte quatre titres, c’est peu mais les titres sont suffisamment longs pour qu’on perçoive le style et peut-être aussi la personnalité du groupe. Laurent commence donc de belle manière, le son est bon, assez mélodique et l’ensemble se révèle plaisant rappelant des groupes comme Intenable ou Dolorès Riposte, en plus mélodique et moins punkrock. Le chant est partagé, Jay et Ronan s’y mettent mais aussi Alice. J’aime bien ces groupes où il y a du chant féminin, ici dans Ego Zero il est réparti de façon très stricte, c’est un peu chacun son titre et il aurait été intéressant je trouve de croiser les chants sur l’ensemble des titres pour amener davantage de variété.
Joli morceau aussi pour clore l’EP avec Amer Indien qui prend le temps de développer ses mélodies.


Ego Zero et son premier EP Jeu de Rôles mérite qu’on se penche dessus, ceux qui aiment les mélodies et les textes en français seront d’autant plus intéressés.


J. NeWSovski






mardi 3 avril 2018

Clip - Flogging Molly

Placer ce morceau le jour de la St Patrick aurait été plus judicieux mais ça fait toujours du bien de réécouter Flogging Molly


dimanche 1 avril 2018

Julien Pras A-t'il Bon Goût ?

Julien Pras est le chanteur et guitariste de Mars Red Sky, il officiait aussi aux même postes dans Calc il y a quelques années. Il vient de sortir son troisième album solo intitulé Wintershed.








Ton groupe culte ?

vendredi 30 mars 2018

RED CITY RADIO - Sky Tigers (EP)




RED CITY RADIO - Sky Tigers (EP)
Red Scare
4/5

Groupe américain qui, lors de son premier album (dangers of standing still) balançait un punkrock mélodique, super énergique et à grosses voix à la manière d’Hot Water Music.


Ce retour 7 ans plus tard s’accompagne par un changement de line up, et, un peu à la manière du dernier Flatliners, par un style plus axé sur les mélodies que sur le côté rugueux du punkrock. Peut-être que le départ du guitariste et deuxième chanteur, Paul Pendley, y est pour quelque chose mais le résultat est intéressant. En tout cas moi il me plaît.

Red City Radio me rappelle fortement The Menzingers sur certains titres I’ll still be around par exemple, avec un même talent pour décrocher des mélodies entêtantes. Le chant est aussi pas mal, Garett Dale aime chanter, pousser sa voix, varier. In The Shadows et Rebels sont aussi de bons titres, mid tempo et gros chant, une bonne recette pour de bons titres.
Je suis moins fan des solos de guitare présents un peu partout qui me rappellent plus Scorpions qu’autre chose, ils n’apportent pas grand-chose et le son de cette guitare est vite


Red City Radio est un groupe qui a su se renouveler sur cet EP, au risque de surprendre, il joue ce qu’il a envie de jouer.  Ce changement vers une musique moins directe et énergique me sied parfaitement comme ce fut le cas pour le dernier Flatliners.

J. NeWSovski





mercredi 28 mars 2018

mardi 27 mars 2018

GODS OF MOUNT OLYMPUS – s/t (EP)




GODS OF MOUNT OLYMPUS – s/t (EP)
Bird Attack Records
4/5

On reproche souvent aux groupes de tourner en rond, de tous se ressembler. Les innovations étant rares. A ce titre, Gods Of Mount Olympus est assez surprenant et mérite qu’on s’intéresse et parle de lui.

Avant de dévoiler l’intérêt premier de cet EP, il est intéressant de dire que ce projet est au début un duo formé de Brian Wahlstrom et de Paul Rucker. Le premier cité a joué dans un éphémère projet de Joey Cape intitulé Scorpios. Quant à Rucker il est le batteur des Street Dogs.
Matt Riddle le bassiste de feu No Use For A Name est venu se joindre par la suite au duo ainsi que Steve Morris à la guitare. Ça fait, sur le papier, un groupe sympa sachant qu’en plus et j’ai volontairement oublié de le préciser que Brian est pianiste.

Alors dès les premiers accords de Blue Screen Light, derrière une guitare incisive, les notes de piano ont de quoi surprendre, le chant me rappelle un peu No Use for A Name, surtout la voix en fait. Ce curieux et inattendu mélange est aussi surprenant qu’intéressant, l’arrivée de Joey Cape sur ce premier titre, en tant qu’invité, est aussi un super moment. Brian et Joey sont restés proches.
Le deuxième morceau Cops On Saint Andrews est aussi super fun avec une rythmique très jazz et des mélodies pop punk. Original. De très belles mélodies sur Admission avec l’arrivée d’un violon. Si on récapitule on est tout de même sur un groupe étiqueté punk avec un chanteur qui joue du piano et un violon derrière et au final ça matche parfaitement. Alors oui on n’est pas dans du bourrinage de base « direct dans la face » mais plus sur du pop punk riche en mélodies et émotions mais le résultat est vraiment très bon.

Gods Of Mount Olympus, durant les 19 minutes de son premier EP parvient à insuffler un vent de fraîcheur et d’originalité dans ce mouvement qui ne demande que ça. A écouter et à découvrir.

J. NeWSovski





lundi 26 mars 2018

Clip - DK Dance

J'avais parlé de DK Dance il y a quelques mois les voici de retour avec ce clip de Laura Palmer's theme


samedi 24 mars 2018

Playlist du printemps

Ah ! Voici les fleurs qui sortent, les bourgeons qui éclosent, le chant des oiseaux qui égayent les verres de rosé dégustés sur la terrasse.

En fait non il fait froid, il pleut toujours mais bon c'est tout de même l'occasion aussi de se mettre un peu de bon son dans les oreilles avec une sélection issue des derniers coups de cœur de ce début d'année.








vendredi 23 mars 2018

jeudi 22 mars 2018

Clip - No Fun At All

Nos amis Suédois de No Fun At All sortent un nouvel album cette année. Voici le clip de Spirit.


mercredi 21 mars 2018

DANI LLAMAS – Dead Labor




DANI LLAMAS – Dead Labor
Kicking Records / GPS Prod / Blackout Prod
9/10

Cela fait près de 9 ans que Dani Llamas s’est lancé dans une carrière solo en parallèle des GAS Drummers dont il est le guitariste et chanteur. Il s’agit ici de son troisième album dont le titre vient d’une citation de Karl Marx, ce qui laisse peu de doutes sur les préférences politiques de notre ami espagnol.

Je découvre le projet de Dani avec cet album, n’ayant pas pour référence les productions précédentes mais je trouve sa folk jolie, douce et mélancolique, elle s’éloigne parfois pour sonner plus américaine, ce que l’on appelle Americana à la manière un peu de Greg Graffin sur certains titres.

Never Panic, The Wild and The Brave et Atlas me font penser aux morceaux de Billy The Kill sur son deuxième album, musicalement les deux artistes sont assez proches avec une même sensibilité. Quant à Bonfire il a de vagues airs de David Bowie. Les neuf morceaux qui composent Dead Labor sont tous vraiment très bons, variés et je ne saurais trouver de défaut à cet album si ce n’est un titre au-dessus des autres peut-être.

Au final c’est un album touchant, sensible qui ravira tous ceux qui aiment découvrir les projets solos de pointures de la scène punkrock. Rares sont ces albums qui ne tiennent pas la route, ce sont au contraire souvent de superbes moments de douceur et de mélodies, Dead Labor de Dani Llamas ne déroge pas à la règle.


"Capital is dead labor, which, vampire-like, lives only by sucking living labor, and lives the more, the more labor it sucks." - Karl Marx



J. NeWSovski

Morceau préféré :                                   Come In Harms Way



mardi 20 mars 2018

Clip - JEAN JEAN

Nouveau groupe chez les amis Belges de Black BAsset Records, il s'agit de Jean-Jean et le morceau Aozora


lundi 19 mars 2018

Clip - Beach Slang

Avec son projet Quiet Slang acoustique, Beach Slang, vient de sortir un nouveau clip avant la sortie de l'album en mai prochain.

dimanche 18 mars 2018

NO VIENES - No Vienes (1st EP)




NO VIENES - No Vienes (1st EP)
Autoproduction
4 sur 5

Ne pas se fier au patronyme hispanisant, NO VIENES est un groupe angevin composé d'anciens membres de feu GAZOUEL. Ses longues sessions d'expérimentation viennent d'accoucher d'un EP 5 titres enregistré au sein des studios Tostaky. Devenu désormais trio (guitare-basse-batterie), NO VIENES a gardé la hargne et l'énergie du précédent projet, tout en personnalisant son style (les textes de Julien sont devenus plus poétiques et mystérieux).


NO VIENES joue avant tout du rock en français, ce qui rappelle les plus beaux fleurons hexagonaux. Mais une musique certes jouée dans la langue de Molière qui aurait cependant fricoté avec des groupes comme NEUROSIS, ISIS ou même MOGWAI. Car NO VIENES, comme les illustres groupes pré-cités, prend le temps d'installer ses morceaux avant la déflagration, ou se permet un long pont, histoire de calmer le jeu. Le calme avant la tempête. Le titre inaugural suit cette structure : intro acoustique, puis riff lourd et tranchant, avant que le trio déploie sa pleine puissance. "Tu me tuer" respecte un schéma inverse avec un début tonitruant et heavy. Les morceaux de NO VIENES sont longs en bouche et s'apprivoisent après plusieurs écoutes. Seul le titre "No Vienes" et son refrain accrocheur est plus immédiat. Le groupe se permet quelques clins d'œil au grand Bashung : le "hier à Sousse" prononcé dans le titre "Loin des hommes" ou encore le phrasé façon L'Imprudence dans le dernier morceau du EP, le très réussi et crescendo "Le verger".


NO VIENES, avec ses titres en montagnes russes, signe donc un premier EP prometteur. On attend désormais que les Angevins défendent sur scène cette première production. 
Mr Caribou

Morceau préféré :                                   Le verger






vendredi 16 mars 2018

FUNNN – S/t (EP)




FUNNN – S/t (EP)
Pencil records
4/5

Funnn avec trois n est un groupe de Montpellier qui joue un sympathique mélange de punkrock, de garage et d’indie rock. Il est formé de quatre membres dont Thibault qui joue aussi dans Watermane.

Funnn me fait penser à plusieurs groupes, un petit peu à Beach Slang notamment sur Empty pocket, peut être en partie à cause du chant et de l’effet dessus, mais il y a quelque chose aussi dans les guitares, Funnn me fait aussi penser aux Nightwatchers pour le coté garage c’est le cas sur Beerza par exemple, un morceau énervé qui déroule à fond. Bad date et Who Who sont des morceaux plus coolx vraiment indie rock qui font la part belle aux mélodies, le mix entre les chants de Vanessa et Thibault passe super bien. Avec le son bien garage c’est l’autre point fort du groupe.

 Ce premier Ep est une sortie cassette exclusivement plus numérique (à prix libre d’ailleurs).

Encore une fois un groupe à suivre !

J. NeWSovski






jeudi 15 mars 2018

mercredi 14 mars 2018

mardi 13 mars 2018

KRANG – Singalong




KRANG – Singalong
Bird Attack Records / Melodic Punk Style
8/10

Krang est un groupe Tchèque qui sort avec Singalong son deuxième album avec une distribution aux Etats Unis sur Bird Attack Records et en Europe via Melodic Punk Style, deux labels ayant le vent en poupe. Le groupe a aussi beaucoup tourné à travers le monde. On va parler chiffres tout de suite car cette donnée suffit à elle seule à donner une idée de Singalong : 11 titres pour 19 minutes.

On sait maintenant que Krang joue vite, le quatuor maîtrise aussi bien le style. Des textes assez fun, une pochette qui n’est pas en reste et puis des titres très rapides (IDDQD) qui appliquent les codes du punkrock mélodique avec une bonne voix et des chœurs bien posés.

 Quelques titres sortent du lot, No fun in fundamentalism, rapide et accrocheur ; le plus posé Zombie should be slow ou encore Indiana Jones hates nazis and snakes qui me fait un peu penser aux vieux NoFX. La petite reprise de Help des Beatles qui clôture l’album vaut aussi une petite écoute, ça fait d’ailleurs plaisir de réentendre des groupes faire des reprises un peu fun sur album.

Il n’y a certes rien d’original mais l’ensemble est super bien fait, propre et bien maîtrisé. Krang, est un jeune groupe plein d’énergie qui amène une bonne dose de fraîcheur et sait apporter variations dans son album, chaque titre est différent et c’est appréciable. Un groupe à suivre.

J. NeWSovski

Morceau préféré                                   Indiana Jones Hates Nazis and Snakes






lundi 12 mars 2018

Video - Suicidal Tendencies

C'est marrant à écouter ce morceau de basse d'un nouveau titre de Suicidal Tendencies : get your fight on! ici remodelé en Get Your Bass On!


dimanche 11 mars 2018

DASHBOARD CONFESSIONAL – Crooked Shadows



DASHBOARD CONFESSIONAL – Crooked Shadows
Fueled by Ramen
5.5/10

Les premiers albums de Chris Carraba, aka Dashboard Confessional, restent pour moi de très bons souvenirs. Une guitare, un chant à fleur de peau, des textes touchants. J’ai écouté en boucle The Swiss Army Romance et The Places You have come to fear the most. C’était l’époque Vagrant, la vague émo, les Get Up Kids, Jimmy Eat World, Alkaline Trio


Dashboard a connu un succès grandissant, dépassant le cadre du petit groupe sur un label indépendant. Ça a explosé en termes de public et de ventes, au point que le groupe est devenu une grosse machine, s’offrant même un MTV unplugged. Horrible au passage, totalement gâché par le fan club qui reprend tous les titres en chœurs.

Ce retour est surprenant, quoique tous les groupes de la fin des 90’s et du début des années 2000 se reforment et ressortent des trucs actuellement. Ce Crooked Culture, 7ème album, poursuit dans la veine des derniers que le groupe a pu sortir il y a désormais plus de 8 ans, des albums surproduits qui jouent sur la corde sensible et qui ont perdu totalement le charme des débuts. J’aimais ce côté simpliste ou plutôt minimaliste, ici le son est trop propre, la batterie ne claque pas, l’ensemble devient bien plus pop grand public que folk intimiste.
Certains morceaux accrochent plus que d’autres, je pourrai citer We Fight ou Heart Beat Here mais rien de bien exceptionnel. On ne multipliera donc pas les écoutes.


Dashboard Confessional reste ancré comme un groupe qui correspond à une phase de ma vie. Je garderai mes albums préférés bien au chaud gardant en tête que la véritable âme du groupe est celle des débuts.

J. NeWSovski


Morceau préféré :                                   We fight





vendredi 9 mars 2018

LYSISTRATA – The Thread




LYSISTRATA – The Thread
Vicious Circle
9/10

Allez j’attaque cette chronique après tout le monde, The Thread a déjà été chroniqué et commenté sur tous les fanzines et webzines hexagonaux mais on va partir du fait qu’il existe encore du monde qui ne connaît pas le groupe de Saintes.

Lysistrata est donc un groupe des Charentes Maritimes, un trio dont la particularité première est la jeunesse. Deux des membres ont moins de 20 ans et le bassiste juste 22. Ça laisse entrevoir de la fraîcheur et de la spontanéité. Sur album ça ne se voit pas mais c’est le batteur qui est le chanteur principal ce qui rajoute une dose d’admiration. Et pour finir, ils sont sur Vicious Circle, gage de qualité mais aussi un bon vecteur de diffusion.

Dès le début, sur The Thread notamment, on ressent une grosse influence At The Drive In, sur les cassures de rythmes, le son en général, les parties rapides, le chant posé. Asylum est un morceau rapide super efficace sur scène comme sur album, un petit défouloir qui permet de dire que jouer de la batterie pleine balle et chanter en même temps ce n’est pas à la portée du premier venu. L’intro d’Answer Machine sonne aussi très At The Drive In pour laisser ensuite le groupe nous emmener dans son univers très aérien. Il y a de belles parties chantées (ou parlées) qui mettent en avant un timbre de voix qui rappelle aussi Camille de Daria. Et puis ce titre à tiroirs se renouvelle tout du long. Un superbe morceau. Dès lors le groupe prend son temps dans un post rock plein de douceur et de subtilité, les longs morceaux s’enchaînent (Sugar et Anxiety) tout en prenant la peine de ne pas laisser l’auditeur se reposer en lui proposant de belles variations et des passages furieux (Reconciliation). Dawn, totalement dispensable permet juste de préparer à The Boy who stood Above the earth et ses 12 minutes (un peu moins en fait) de pure beauté.

Cet album est fichtrement, c’est un réel plaisir de l’écouter. Bien entendu les fans d’At The Drive In seront ravis, mais le groupe est loin d’être un simple ersatz amenant une dimension plus aérienne et post-tout-ce-qu’on-veut. Cette maîtrise à cet âge est impressionnante et n’est pas sans rappeler Metronome Charisma devenu par la suite Year Of No light. Et puis cette maîtrise est identique sur scène où tout est rendu avec la même intensité. Un grand groupe, un grand album.

J. NeWSovski

Morceau préféré :                                   The boy who stood above the earth