mardi 24 octobre 2017

METZ - Strange peace




METZ - Strange peace
Sub Pop
8 sur 10


METZ n'a rien à voir avec la tranquille ville de Moselle et son célèbre club de foot. Beaucoup plus sonore, METZ est également un groupe canadien de punk rock ou de noise rock (c'est selon), déjà auteur de deux albums remarqués. Le troisième qui vient de sortir "Strange peace" l'est d'autant plus qu'il a été produit par le culte Steve Albini, dans ses propres studios de Chicago. Pas étonnant que le trio électrique de Toronto sonne parfois comme NIRVANA période "In Utero".

 Le son de batterie rappelle souvent le mythique album de 1993, plus particulièrement sur un morceau comme "Mr Plague". L'autre influence évidente des Canadiens est un autre fleuron des années 90, JESUS LIZARD.


"Strange peace" est un album court (une trentaine de minutes) qui laisse peu de répit. Seuls "Sink" et "Caterpillar" ralentissent le tempo tout en demeurant très dissonantes. Dans ce vacarme, l'auditeur trouve quelques bribes de mélodies. Les trois premiers titres de l'album en sont en parfait exemple, notamment le refrain de "Mess of wire". Les Canadiens savent aussi se remettre en question, en élargissant quelque peu leur palette musicale. En intégrant par exemple des sonorités plus industrielles comme sur "Drained Lake" ou en étirant parfois la longueur des morceaux (les six dernières minutes de "Raw materials", fameux titre de clôture tout en changements de rythme et ruptures).


Enregistré quasiment dans des conditions de live, ce troisième de METZ est une réussite, une décharge sonore prouvant que le power trio canadien est loin d'avoir épuisé la recette de son noise rock délicieusement mélodique.


Morceau préféré :                           Drained Lake




Une chronique de Mr Caribou


lundi 23 octobre 2017

dimanche 22 octobre 2017

COMEBACK KID – Outsider



COMEBACK KID – Outsider
Nuclear Blast
9/10

Pour ce sixième album on remarque clairement que Comeback Kid est passé dans la cour des grands avec cette distribution chez Nuclear Blast. Clairement le groupe excelle dans son style. Outsider n’est qu’un bel exemple de l’évolution du groupe avec un son plus lourd et plus agressif.


Les canadiens ont toujours cette capacité à créer des titres qui marient à merveille mélodies et énergie communicative. A ce titre les morceaux qui représentent bien cette fusion sont pléthore : Surrender Control, Outsider, Consumed the vision, somewhere somehow


C’est vraiment sur ces derniers que je trouve le groupe le plus efficace, entraînant, captivant et d’une puissance rare.
Il y a aussi Hell of a scene qui surprend par ses alternances dans les extrêmes puis Consumed The Vision qui voit le featuring de Chris Cresswell de The Flatliners, magnifique chanteur qui apporte ici un peu de folie et de rock’n’roll dans ce titre. Il y a d’ailleurs pas mal de featurings puisque Devin Townsend vient sur Absolute et Northcote sur Moment in time pour un mélange des plus surprenants sachant que le gars est habitué à jouer de la folk. Mais la mayonnaise passe bien et elle est même très bonne.


On sait aussi que Comeback Kid est un groupe furieux sur scène qui donne tout ce qu’il a, et, force est de constater que cet album est taillé pour être joué en live.

On reprochera peut-être au groupe de ne pas avoir énormément évolué en 17 ans, personnellement je le trouve vraiment plus agressif, avec un son plus ciselé. Dans son style de fusion punkrock et hardcore il est clair que le groupe fait partie de ce qui se fait de mieux. Une référence et une influence pour de nombreux groupes. A juste titre.

J. NeWSovski

Morceau préféré :                         Consumed The Vision






samedi 21 octobre 2017

Clip - Farewell In Vegas

Aujourd'hui un clip d'un groupe alternatif français qui aime bien le japon : Farewell In Vegas

vendredi 20 octobre 2017

TAHITI DOUCHEBAG – Monoï (EP)



TAHITI DOUCHEBAG – Monoï (EP)
3.5/5

Tahiti Douchebag est un jeune groupe de Montpellier selon les rares informations distillées, qui sort ici son premier EP et derrière ce nom peu aguichant se cache un groupe qui surprend son monde. Je pense que je disais la même chose à l’époque où j’ai découvert les Flying Donuts, le nom du groupe ne représente pas toujours sa musique. La pochette, sympa au demeurant, n'aide pas non plus à se faire une idée sur le style.


 Monoï regroupe des titres légers, rythmés très rock’n’roll sur le fond et la forme.
Parmi ceux qui ressortent du lot je citerai My Baby’s gone to Laos, un titre énergique un peu garage avec des sonorités surf ou bien Ragù très punkrock dans le style et qui rappelle plein de vieilleries.


6 titres pour un ensemble court mais un agréable moment. Et c’est avec attention qu’on surveillera la suite.

J. NeWSovski






jeudi 19 octobre 2017

mardi 17 octobre 2017

WRATHS – My home (EP)



WRATHS – My home (EP)
Bird Attack Records
4.5/5

Je démarre cet EP sans en savoir plus ce mystérieux groupe qu’est Wraths. Et derrière une pochette terne et peu accueillante s’alignent 4 titres joués à l’ancienne qui me rappellent Dag Nasty.

 La voix ne laisse pas trop de doute quant à l’identité du chanteur car il s’agit de Jim Lindberg de Pennywise, et après recherches les autres membres de Wraths qui l’accompagnent viennent en partie de feu 1208, un groupe de seconde division qui jouait du Pennywise, sans le charme, il y a quelques années. Il se trouve qu’ils viennent de la même ville et se sont réunis pour former ce groupe, un peu à l’image de Freddy Madball et Toby H2O avec Hazen St.


J’aime bien ces 4 morceaux (en particulier My home et This is my farewell) qui rappellent les vieux trucs du début des années 90, les rythmiques sont vraiment atypiques, sans être ultra rapides elles offrent énormément de variété et, le charme du groupe repose en partie sur ça. Puis la voix de Lindberg est aussi parfaite dessus.

Alors que Pennywise prépare un nouvel album il est marrant de le retrouver dans ce projet, lui qui, pourtant ne se disperse pas en général. 

Ce groupe mérite vraiment d’être écouté et suivi tant son énergie et sa maîtrise du sujet est impressionnante.


J. NeWSovski








dimanche 15 octobre 2017

Clip - TALK SHOW HOST

Tiens j'avais zappé de mettre ce clip des amis canadiens...
Chose réparée avec Fireworks de Talk Show Host

samedi 14 octobre 2017

THE SONS OF FAOW VERNY



THE SONS OF FAOW VERNY – A thunderous light to beckon me
7.5/10

Les gars de Sons Of Faow Verny ne sont pas d’illustres inconnus car on a pu croiser certains dans After Taste, the Tan Case ou Never Again. Le groupe vient de Dijon possède deux chanteurs dont l’un, celui que l’on entend le plus souvent, me fait beaucoup penser à Ben de Sliver.

Il y a quelque chose chez ce groupe qui le rend spécial et, malgré quelques défauts, il a cette capacité qui fait que l’on revient vers lui avec grand plaisir.

J’aime beaucoup l’ambiance que dégagent les deux premiers titres, j’adore A Better Guy, son atmosphère, ses sonorités si riches. Ce mélange de mélodies, de mélancolie et d’intensité me rappelle vraiment un Sliver qui se serait apaisé. Pourtant ce titre vient pointer un défaut du groupe à savoir l’accent anglais du premier chanteur qui intervient. Il me pique l’oreille et sur un premier morceau ça freine un peu, c’est dommage.

Each Night poursuit avec une intensité aussi soutenue et toujours autant de sons intéressants (toujours ce xylophone…). Malgré des ambiances qui surprennent sur sa deuxième partie, Tender Titan, me paraît un peu en retrait par rapport aux titres précédents. Même constat pour No Lucky Star, un bon titre mais moins fort que les deux premiers. La fin de l’album nous entraîne vers de la folk astucieuse (Lost in this world) et du post machin chose plutôt intéressant sur la complémentarité des voix (Naked Snake).

Un joli album qui impose une douce atmosphère quelque part entre Sliver et Mohawk. Un album qui doit être d’autant plus impressionnant sur scène.


J. NeWSovski



vendredi 13 octobre 2017

Clip - Hathors

Mon groupe de grunge Suisse préféré est de retour avec Dull Steed Laughter

jeudi 12 octobre 2017

mercredi 11 octobre 2017

21 AGAIN – There is no way that I could deal without you (EP)



21 AGAIN – There is no way that I could deal without you  (EP)
Bad Mood Asso
4/5
Jeune groupe formé il y a deux ans, 21 Again vient de Marseille et diffuse un punkrock mélodique assez pop mais très solaire.

Le chant de Camille est un des points forts du groupe qui lui procure son originalité et des 7 titres s’échappe un mélange d’énergie et paradoxalement de douceur. Je mets de côté le titre Twenty One Grams qui en 22 secondes n’a pas vraiment le temps d’être représentatif ainsi que The Thoughest girl I’ve ever met que Julien, le bassiste chante juste accompagné par une guitare et les chœurs de Camille, c’est un joli titre de fin d’album mais ici vue la durée de l’EP je trouve qu’il prend la place d’un titre plus remuant et c’est dommage.

Cependant les 5 autres ont le mérite de balancer un punkrock assez simple, sans effluves, bien fait et au final très honnête. Derrière ça balance pas mal, Kévin, frère de Camille, derrière les fûts assure pas mal, les chœurs font le boulot et les fans de pop punk seront servis et apprécieront quelques titres très accrocheurs comme le très bon Marseille ou See you on the other side très efficace.

Belle surprise qui joue la carte de la fraîcheur 21 Again est un groupe prometteur sur lequel on gardera une oreille attentive.

J. NeWSovski

https://www.facebook.com/21againmarseille/

mardi 10 octobre 2017

Tournée : Hard Ons / Not Scientists

Je n'ai pas l'habitude de faire la promo pour la tournée des groupes mais je vais, une fois encore, déroger à la règle pour présenter les dates de la tournée commune entre les légendaires Hard Ons d'Australie et nos Not Scientists nationaux. 

L'occasion aussi pour les deux groupes de faire un split ensemble qui sortira dans quelques jours chez Shield Recordings.



Clip - Anti-Flag

Un nouveau titre d'Anti Flag qui a du boulot en ce moment.

Video-lyrics de The Criminals.


lundi 9 octobre 2017

Clip - Cold Reading

On en a parlé il y a quelques jours... voici le clip de Roads & Peril par Cold Reading

dimanche 8 octobre 2017

STUPID KARATE – 12 titres enchaînés non stop




STUPID KARATE – 12 titres enchaînés non stop
BAD MOOD ASSO


Uniquement sur K7 (50 exemplaires) et en numérique.
J’ai cru à un nouvel album. Les mecs sont rapides mais pas à ce point-là !!!
Il s’agit donc ici des deux premiers Eps mis bout à bout. Pour l’occasion je vous recolle les deux chroniques mises bout à bout…


STUPID KARATE – S/t (EP)
Autoproduction

Derrière ce patronyme se cache un groupe Lillois fan des films de série B des années 80 et 90. Le quatuor est formé de membres ou d’ex membres de MörseMenace et Sons Of O’Flaherty.
Cet EP se présente dans une pochette oldschool, simple mais efficace qui rappelle justement les productions underground années 80 / 90.
Une fois le cd inséré, Baaaam ça balance sévère avec une énergie complètement folle façon coup de pied retourné de Jean Claude Van Damme dans Double Impact. L’intro de Clint Eastwood tiré du maître de guerre, me semble-t-il, aurait parfaitement convenue à n’importe laquelle des compiles des Rêveries. Grosse débauche d’énergie dans un style qui me rappelle indéniablement Daily Mind Distorsion mixé à Trashington DC. J’adore !
Même le titre en français Lieutenant Marion Cobretti (le personnage de Stallone dans Cobra pour les incultes) passe comme une petite manchette de Chuck Norris.

Au passage une belle petite reprise de The Undertones avec Teenage Kicks maintes fois entendue par divers groupes mais qui fait toujours autant de bien à entendre.

Superbe découverte que Stupid Karaté qui balance un punk hardcore ultra rapide et décomplexé. J’ose imaginer la débauche d’énergie sur scène… Un EP à découvrir sans tarder pour tous les fans du style.
   
STUPID KARATE – Punk is a free pricing corpse (EP)

Quel bonheur de retrouver aussi vite Stupid Karate qui est, de toute évidence, l’un de mes gros coups de cœur de l’année passée.

La mouture 2017 repart sur le même rythme et je dirais même qu’elle a enclenché la seconde, tant ça cartonne dès les premiers accords de Embrace My O-Goshi aux influences old school évidentes avec un chant qui me rappelle le vieux Roger Miret d’Agnostic Front. Et que dire de la magistrale reprise de Pet Cemetary des Ramones ? Juste fantastique.

Certes on ne retrouve plus les samples bien sentis du premier EP, c’est un peu dommage, non pas que le groupe se prend plus au sérieux mais plutôt que cet EP est un concentré d’efficacité sans place pour le superflu et on prend une claque à chaque écoute tant ce groupe respire et transpire de l’énergie brute.
Ça déroule à fond sur The Devil Rides Out rageux à souhait que l’on avait déjà découvert en clip il y a quelques semaines.

Tout est fait simplement, direct et efficace. L’esprit punk, l’esprit hardcore. J’adore.
Stupid Karate est déjà incontournable.

 J. NeWSovski





vendredi 6 octobre 2017

MYELIN - Reservoirs (EP)



MYELIN  - Reservoirs (EP)
Uncle M Music
5/5

Dans le nombre d’albums et d’EPs qui sortent chaque mois il est souvent difficile de pouvoir tout écouter d’une oreille attentive. Heureusement que ce petit EP de 5 titres me fût chaudement recommandé par Jordan de Krod Records, un gars qui s’y connaît en terme de punkrock mélodique et mélodieux.

Jeune groupe Londonien, Myelin, dont l’origine remonte à 2015, est formé, entre autres, de membres Great Cynics, British Teeth et It’s not OK.

Myelin me fait le même effet que Sense Field il y a plus de 15 ans, il développe une capacité à enfermer l’auditeur dans une bulle, le capter et le maintenir dans son monde. Et dans cette bulle il y a une douceur bercée par une belle voix, très juste et précise, qui sait procurer des émotions quand elle monte ou se durcit. Dans ce registre Horror est juste superbe. Même sensation sur 15 qui monte en intensité.

Il y a aussi des phrases qui ressortent des morceaux et mettent en avant la mélancolie qui entoure cet Ep, j’en citerai une de Horror : Sometimes to get better you've got to get worse first. Des mots, des impressions qui ressortent d’une chanson, j’avais eu la même sensation à l’époque du Clarity de Jimmy Eat World

En toute fin le titre The Cave conclu parfaitement avec beaucoup d'élégance.


Superbe EP qui ne pâtira d’aucun défaut hormis sa longueur, trop courte bien évidemment. Une sacrée découverte.
J. NeWSovski




jeudi 5 octobre 2017

video - STINKY

Leur précédent album avait été élu meilleur album 2015 par Les Rêveries, autant vous dire que From dead end street est très attendu. No recovery est le premier morceau extrait du disque.

mercredi 4 octobre 2017

Live report du festival LEVITATION




Par Mr Caribou

De plus en plus pointu et l'avant-garde du psychédélisme, le Festival Levitation France tenait sa 5ème édition à Angers à la mi-septembre. Après des débuts au Chabada, la festival a opté depuis l'année dernière pour le théâtre du Quai, plus moderne et fonctionnel mais dont la qualité acoustique laisse parfois à désirer. La jauge est également plus importante et permet d'accueillir environ 4 000 spectateurs.



mardi 3 octobre 2017

Clip - SYD KULT

Quelques mois après la sortie de son premier album, Syd Kult vient de mettre en ligne Already Down 

dimanche 1 octobre 2017

HANS GRÜBER & THE DIE HARDS ont-ils bon goût ?

Hans Grüber and The Die Hards est un groupe déjanté. Leur musique va à 100 km/h, leurs pochettes sont super cool et leurs clips bien allumés. Avec un nom pareil il était évident qu’un petit A-t-il Bon Goût s’organise…



Quel est votre groupe préféré ?

samedi 30 septembre 2017

vendredi 29 septembre 2017

HOT WATER MUSIC – Light It Up



HOT WATER MUSIC – Light It Up
Rise Records
8/10

Hot Water Music est un des rares groupes qui me procure une impatience extrême dès l’annonce de la préparation d’un nouvel album, cette envie d’immédiatement se jeter dessus. Chose faîte le jour de sa sortie.

C’est donc avec plaisir que je retrouve la voix de Chuck Ragan sur Complicated, un morceau typique du groupe qui associe de jolies mélodies, de la grosse voix et une basse omniprésente. Même recette sur Show your face, et sur Never Going Back plus lent mais plus intense. J’aime aussi beaucoup Sympathizer un titre en mid-tempo dont les voix poussées montent encore d’un cran en intensité. Autres moments très forts avec Bury your idols et High Class Catastrophe.

Quelques titres en dessous notamment Rabbit Key chanté par Chris Wollard ainsi que Light It Up et Vultures qui ressemblent bien plus à des titres de Bad Religion, le chant saccadé peine à convaincre et les chœurs sont plutôt moyens. Hold Out est aussi peu pertinent, répétitif et rébarbatif. Ces titres disséminés un peu partout à travers light it up gâchent un peu l’impression générale d’un album qui se veut agréable.

Light it Up est un album hétérogène qui regroupe de bons morceaux, notamment ceux plus lents. La voix de Ragan fait encore étalage de toute sa magie bien épaulée par celle de Wollard mais aussi la basse de Jason Black. On est loin de cultissimes No Division et Forever and counting mais qu’il est quand même fort agréable de retrouver le groupe de Gainesville

J. NeWSovski

Morceau préféré :                         Bury your idols


mercredi 27 septembre 2017

DK DANCE – L’orgue de barberie



DK DANCE – L’orgue de barbarie
DTrash Records
8/10

Déjà quelques mois que j’ai cet album sous le coude, avec quelques écoutes succinctes écourtées par cette peur de l’inconnu et notamment de cette diablesse de boîte à rythme omniprésente. J’ai donc pris récemment mon courage à deux mains et me suis lancé dans une écoute bien plus attentive. Bien m’en a pris car ce fut une grosse et belle surprise.

J’ai d’abord été happé par quelques bribes de textes, quelques passages bien sentis. Les mots sont revendicatifs, on parle de l’humain et de la société, des thèmes très punks qui retiennent l’attention. Et par cela, mais aussi à travers la rythmique, on ressent l’esprit Bérurier Noir.  
J’aime bien aussi cet échange entre les deux voix, l’une féminine et l’autre masculine. Et il y a une énergie communicative dans DK DANCE, même si certains morceaux chargés en machines ont tendance à rapper mes oreilles, je dois avouer que l’esprit du groupe me plait bien. Des morceaux comme God Knows What ou Rest In Rage envoient du lourd à l’instar de L’essence et j’ose imaginer sur scène une énorme prestation.

Le groupe d’Annecy varie aussi les styles et les ambiances avec des titres plus posés comme Notre Furie qui s’écoute avec attention ou l’orgue de Barbarie dont les textes sont aussi bien sentis. Mais il y a de la fureur dans ce groupe et les machines amplifient aussi la puissance lors des montés (L’orgue de Barbarie). Quelque part DK Dance me fait aussi penser à Noise Generator pour ce mélange de Punk et d’Indus, comme si les Bérus se tapaient un featuring avec Ministry. Oui je balance ce dernier parce que le groupe leur rend hommage avec une très belle reprise de New World Order, issue de Psalm 69, le seul album que je possède du groupe monstrueux de Chicago.


DK DANCE est une expérience sonore pleine d’originalité qu’il est plus qu’intéressant de découvrir. Il faudra s’accrocher, pour ceux qui n’adhèrent pas aux rythmiques électroniques, mais le groupe le vaut bien.

J. NeWSovski

Morceau préféré :                         Rest in rage




mardi 26 septembre 2017

clip - TAGADA JONES

Nouveau clip de Tagada Jones avec le titre envers et contre tous, avec des images de la tournée USA 2017

lundi 25 septembre 2017

HIGHTOWER – Club Dragon



HIGHTOWER –  Club Dragon
Krod Records / Joe Cool Records
7.5/10

Attendu par de nombreux fans suite à un très bon premier album, le groupe Parisien est donc de retour 3 années après Sure. Fine. Whatever.
Il a été enregistré, comme le précédent, au studio Omen en Californie par Steve Evetts, qui a déjà bossé pour Sick Of It All et Kid Dynamite entre autres, et masterisé par Alain Douches.

On y retrouve de très bons titres, The Party, par exemple, qui a servi de fer de lance cet été pour promouvoir l’album ou Mushroom and Bamboos un des meilleurs du disque à mon goût. Mais quand ça ralentit c’est pas mal aussi, Tournesol par exemple, Hedronic Treadmill et l’instrumental To The Hole surprenant et prometteur.

Mais au final il y a un truc qui me dérange dans cet album, la venue d’un nouveau chanteur, Attila, hongrois d’origine, qui malgré un nom de barbare, apporte davantage de mélodies, et peut-être parfois trop… 
Car musicalement Hightower est super dynamique et amateur de jolies mélodies, cependant je trouve que le chant et, plus simplement la voix, apporte trop de mélodies et manque de « gras », il me rappelle, sans d’ailleurs que j’y sois retourné depuis longtemps, New Found Glory.

Pour autant derrière ça tourne fort comme un mélange de Lifetime et de trucs plus indie rock et c’est donc ce contraste chant / musique qui me déstabilise. L’ensemble trop propre aussi peut-être, qui semble calibré sur certains morceaux.
Bien entendu il va ravir les fans de punkrock mélo parce que, dans le style, les mecs sont quand même très forts et à ce titre un morceau comme Titty Twister plus sobre sur le chant est un vrai régal.

A découvrir donc, à tester, réécouter, et se faire son propre avis.

J. NeWSovski

Morceau préféré :                         Mushroom and bamboos


https://www.facebook.com/HIGHTOWERMUSIC


dimanche 24 septembre 2017

samedi 23 septembre 2017

COLD READING – Sojourner (EP)



COLD READING – Sojourner (EP)
Krod Records
5/5

Les fans de ponts et autres ouvrages d’art connaissent Lucerne en Suisse car la ville possède le plus vieux pont en bois d’Europe, qui plus est, couvert. Mais il y a aussi à Lucerne un groupe d’indie rock qui commence à faire parler de lui. Tirant son nom d’un titre de Face the Front, leur précédent groupe, Cold Reading possède cette capacité à créer des chansons belles et captivantes. Il rappelle en cela nombre de formations de la fin des 90’s et du début des années 2000 comme Taking Back Sunday mais aussi Sense Field ou pas mal de formations de chez Vagrant.

Books and comfort allie avec subtilité les mélodies pour créer une montée tonitruante. J’aime bien la voix de Mike Portmann efficace autant dans les passages posés que dans les montés qui méritent plus de grain.

Sojourner me rappelle au bon souvenir de Sense Field pour sa maîtrise de l’atmosphère et la capacité à créer une bulle de douceur dans laquelle on se laisse bercer. C’est aussi le cas sur la magnifique Scratches longue, belle et mélancolique.

De toute évidence, vu les sorties de ces derniers mois, l’indie rock qu’on appelait encore il y a dix ans emo rock semble faire son grand retour. Cold Reading s’inscrit dans cette liste de groupes talentueux qui, de toute évidence, vont marquer le style dans quelques années.

Ce court EP nous donne un bel échantillon du talent des helvètes, le prochain album, s’il poursuit le travail sur la même ligne conductrice, sera énorme sans aucun doute.

J. NeWSovski


vendredi 22 septembre 2017

Clip - 21 AGAIN

See you on the Other side de la part des marseillais de 21Again qui viennent de sortir leur premier 7 titres.

jeudi 21 septembre 2017

HATEFUL MONDAY – Unfrightened



HATEFUL MONDAY – Unfrightened
Kicking Records / GPS Prod / Bad Mood records / Nyon Core Records / Melodic Punk Style
8/10

Bientôt 20 ans d’existence pour Hateful Monday, ce très sympathique groupe de Genève en Suisse. Le temps passe vite, les albums s’égrènent un peu moins car Unfrightened est seulement leur 5ème. Pour celui-ci, après le départ de leur guitariste, c’est Jean Rem de The Rebel Assholes qui vient assurer la partie.

Et force est de constater que la mayonnaise a bien pris car le trio poursuit sa route dans la lignée des précédents albums. Du skate punk sauce 90’s qui me rappelle beaucoup Millencolin et No Fun At All, à ce jeu-là le premier morceau As Far as I can Remember est un titre ultra efficace, qui offre d’entrée ce que le groupe sait faire de mieux à savoir un rythme effréné, des riffs sympas, des mélodies mais aussi une voix singulière à l’image justement de celle d’Ingemar de No Fun At All.

Les titres suivants sont dans la même veine, j’apprécie particulièrement Dorian Gray, peut-être plus sobre mais qui gagne du coup en efficience tout comme Initials, rapide avec des sympathiques clins d’œil à quelques références communes. Parfois trop mélodique on ne peut cependant leur reprocher de faire des titres accrocheurs plein de sing along (Monuments to Mediocrity ou 9Pm), et lorsque les Suisses activent la touche mid-tempo ça adhère plutôt bien, à ce titre Heart & pen est un joli morceau doux, sincère et plaisant.

Hateful Monday fait ce qu’il a toujours fait, du bon punkrock à la suédoise, mélodique, accrocheur, efficace le tout avec une voix singulière qui plaira autant qu’elle pourra repousser certains. Unfrightened est donc dans la continuité des précédents avec des morceaux très intéressants. Un bon album d’un bon groupe simple et généreux.

J. NeWSovski

Morceau préféré :                         As far as I can remember



mercredi 20 septembre 2017

Clip - Corridor

Pour illustrer la belle chronique de Mr Caribou hier, voici le clip de Du Moyen Age à l'Age Moyen

mardi 19 septembre 2017

lundi 18 septembre 2017

CORRIDOR - Supermercado



CORRIDOR - Supermercado
Requiem for a twister
8 sur 10

Originaire du Québec, le jeune quatuor CORRIDOR signe un retour marquant avec un 2ème album mélangeant à merveille mélodies et rythmes dissonants. CORRIDOR distille une pop psyché qui fait la part belle aux guitares fuzz, les voix doublées et une ligne de basse minimaliste.

Contrairement à la majorité des nombreux groupes canadiens, CORRIDOR a opté pour le chant en français, à l'instar il y a quelques années de MALAJUBE. Les textes sont parfois énigmatiques comme l'excellent "Du Moyen Age à l'âge moyen".

Supermercado commence en douceur, sur la pointe des pieds avec le planant "Ce n'est rien" dont le son de guitares rappelle d'autres Canadiens, les anglophones WOMEN. Les choses sérieuses démarrent avec le 2ème titre "Coup d'épée", guilleret, court, pop et efficace. Plus long en bouche et psychédélique, "Le grand écart" montre la capacité des Québecois à étirer parfois leurs morceaux, en intégrant des passages qui pourraient laisser penser que le groupe improvise. La ligne pop reprend ses droits avec "Mal aux mains" et son chant mystérieux, presque inaudible. "Du Moyen Age à l'âge moyen" prend une tournure plus noisy, les guitares y sont plus tranchantes et le pont de milieu de morceau parfaitement réussi. "Data Fontaine" est une autre merveille lo fi qui met en avant notamment une rythmique solide et une batterie métronomique. La musique de CORRIDOR penche aussi parfois du côté du garage et de la surf music comme sur le long morceau "Un long canal".

Les Québecois varient parfaitement les ambiances et les styles, les deux derniers titres de Supermercado en attestent : "Demain déjà", tendu et déstructuré laisse la place au délicat et lumineux "L'histoire populaire de Jonathan Cadeau".

Avec cette deuxième production, CORRIDOR signe un album fin, direct et inspiré, dont le chant en français se fond parfaitement au rock bien ancré dans la culture anglo-saxonne. A noter que les Montréalais seront de passage dans l'hexagone à partir de la mi-septembre pour une dizaine de dates.

Une chronique de Mr Caribou


Meilleur titre :                    de l'âge moyen au Moyen âge




dimanche 17 septembre 2017

samedi 16 septembre 2017

SONS OF O’FLAHERTY – The road not taken



SONS OF O’FLAHERTY – The road not taken
Folk n’Punk Brigade
9/10

Etonnante surprise que l’écoute de Sons Of O’Flaherty, groupe originaire de Rennes et de ses alentours. Monté il y a plus de sept ans, en duo alors, le groupe s’est peu à peu étoffé avec l’arrivée d’un bassiste, d’un batteur et d’un sonneur. Une évolution qui n’est pas sans rappeler le Slim Wild Boar & his Forsaken Shadow.

J’aime beaucoup la pochette, joliment illustrée avec une très belle photographie que j’aurais bien aimé pouvoir utiliser pour les playlists du blog.

The Road not taken commence de façon déroutante par un morceau très mélodique (dead and gone), notamment son introduction, qui emmène dans une voie qui n’est pas forcement celle de l’album, comme si finalement ce morceau illustrait la pochette… Tellement déroutant que je le zappe désormais à chaque écoute.

Pourtant les influences de Sons Of O’Flaherty sont clairement celtiques et le groupe ne se cache pas derrière ses références que sont The Dropkick Murphys et Flogging Molly, au contraire même, et il serait trop facile de leur taper sur les doigts pour les trouver trop proches.
C’est peut-être même histoire de rendre un bel hommage que les Rennais se permettent de reprendre un des titres phares du groupe de boston avec Fields of Athenry.
Mais c’est quelque part entre ces deux références que se situe le groupe Rennais et lorsqu’il s’agit de ses propres compos on prend quelques belles claques, notamment Red Wine Teeth, un très grand morceau, dans mon top de l’année, The Lucky Ones ou Saint Or Sinner qui voit Matty de Roughneck Riot venir en featuring.

D’ailleurs Sophie de Burning Lady vient, elle aussi, prêter sa belle voix sur The Better Claim tout comme Kevin de The Decline ! sur The Townspeople. Il serait d’ailleurs génial de voir les deux groupes jouer ensemble.
J’aime beaucoup la voix de Tibo qui amène suffisamment de mélodies mais aussi de rugosité pour coller à la musique. J’aime l’énergie, la ferveur, le côté fédérateur et festif de cet album.

Enregistré au Chipolata Framboise Studio par Fab, dont la discographie en tant que producteur commence à avoir belle allure, le son est juste comme il faut, tout est bien équilibré et il est clair que ce dernier a progressé dans son rôle et que ses productions sont désormais de très bonne qualité.

C’est donc une très belle découverte, The Road Not Taken est un excellent album qui se bonifie à chaque écoute. On aurait pu lui reprocher son côté trop Dropkick Murphys, mais, même si Sons Of O’Flaherty en est très proche, il a sa personnalité propre, plus douce, moins rugueuse qui lui permet de se distinguer. Et quelle chance d’avoir un si bon groupe dans nos contrées !

Au passage il est à prix libre sur bandcamp…

J. NeWSovski

Morceau préféré :                         Red Wine Teeth






vendredi 15 septembre 2017

Clip - Anti-Flag

Anti-Flag est de retour avec un nouvel album, la bonne occasion pour les voir en vidéo.

Clip - KADAVAR

Into the Wormhole, nouveau titre de Kadavar dont l'album est prévu pour fin septembre.

mercredi 13 septembre 2017

Interview - DEAD END




Auteur d'un retentissant album, "Suicide Notes", sorti il y a quelques semaines, Dead End est un groupe emblématique de la scène punkrock française malgré son exposition assez discrète. Déjà plus de 20 ans d'existence et désormais 5 albums à la clé. On fait le point avec Wattie.






Qu’est ce qui fait que 20 après sa création Dead End est toujours en vie ?

mardi 12 septembre 2017

Clip - The Flatliners

Et voici le clip de Indoors, très bon titre en mid-tempo de la part de The Flatliners